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La publication des articles est conçue selon une alternance entre le culinaire et la culture où prennent place des critiques de spectacles, de films, de concerts, de livres et d’expositions … pour y défendre les valeurs liées au patrimoine et la création, sous toutes ses formes. A condition de cliquer doucement sur la première photo, vous pouvez faire défiler toutes les images en grand format et haute résolution, ce que je vous conseille de faire avant d'entreprendre la lecture des articles abondamment illustrés.

mardi 10 août 2010

Gastronomie en étage

A la demande générale des copines qui sont venues dîner l'autre soir, je publie les recettes de ce repas qu'on a dit "presque parfait". Pourquoi "presque" d'ailleurs ?

Apéritif enrichi de graines de courge caramélisées
Entrée en matières autour d'une verrine d'asperges au citron confit, d'un dip de fromage frais à la coriandre et au foie gras, puis d'une compotée de poivrons jaunes

Plat de résistance avec un couscous berbère à l'indienne

Plateau de fromages, confit de pommes au beurre salé et confiture de figues

Iles flottantes

J'avais goûté des graines de courge caramélisées à Nancy. Me trouvant fort dépourvue et en rupture de stock je me suis lancée dans l'aventure.

Suffit d'acheter ces graines (que l'on trouve désormais partout), de les griller à sec dans une poêle puis de saupoudrer de sucre fin sans y toucher, sauf pour les glisser dans une assiette et rejoindre les convives qui n'ont eu que le temps de tremper leurs lèvres dans leur verre.

Attendez-vous à ce qu'on ose à peine en croquer une, puis à ce que tout disparaisse à grande vitesse. Essayer les graines de courge à votre prochain apéritif et vous serez ... moins bête !
Les entrées en matière étaient des improvisations que Kyung-Ran Jo aurait peut-être approuvées. Il n'y a pas d'ordre particulier pour les découvrir mais, puisqu'il faut bien se décider, de gauche à droite :

Une première verrine pour faire plaisir à celles qui voulait goûter du yaourt maison après avoir découvert dans un billet précédent que c'était faisable "at home". Le dessert n'étant pas compatible avec un yaourt classique j'ai décidé de tenter une version salée. Quelques morceaux de citron confit et d'asperges au naturel au fond d'une verrine puis j'ai versé la préparation "normale". J'avais vérifié que ces verrines tiendraient en hauteur dans ma yaourtière.

En déco une olive noire dénoyautée et une petite tortilla roulée, prélevée dans un sachet de biscuits apéritif.

La demi-figue accompagnait la verrine centrale où un dip de chèvre frais à la coriandre (et au citron vert) était surmonté de petits triangles de foie gras saupoudré de cacao.

La dernière verrine contenait une compotée de poivron jaune, épluché, cuit dans une infusion de badiane.
En décoration gustative une tomate-cerise et une demi tranche de saucisson de canard (encore une découverte lorraine que je consomme avec parcimonie tant c'est bon ... je vais aller m'en tailler une petite pour avoir l'énergie de poursuivre ...)

Passons au plat dit de résistance : évoquer un couscous berbère est quasiment un pléonasme. La semoule (fine) a été cuite à la vapeur au-dessus d'un bouillon parfumé de raz-el-hanout et de boutons de roses. Les légumes servis en accompagnement ont été cuisinés selon la recette publiée au début de ce mois. Initialement je comptais préparer un couscous aux trois viandes mais tous les bouchers sont en vacances dans mon quartier et je me suis "rabattue" sur des filets de poulet que j'ai taillés en fines lanières et fait mariner plusieurs heures dans un mélange de yaourt velouté (il me restait un pot à la mangue), 1 cuillère à soupe de curcuma, 1 cuillère à café d'huile d'amande, un peu de sel. Ils ont été poêlés au dernier moment. C'est le curcuma qui justifie l'appellation indienne.
La soirée était bien avancée à l'arrivée du plateau de fromages : un crémeux, un rocamadour et un roquefort. On aperçoit sur la gauche du plateau un petit pot de confit fromager, encore une découverte nancéenne qui a fait l'unanimité après avoir provoqué la surprise.

Nous avions depuis un moment allumé une bougie parfumée à la cannelle et à la cerise qui diffusait aussi une couleurs automnale. Et nous avons continué à déguster un Bordeaux rouge avec les fromages, ce qui ferait hurler mon épicière nancéenne préférée qui m'a pourtant appris que les tanins des vins rouges ne font pas bon ménage avec.

En dessert, un plat régressif de mon enfance, des œufs à la neige, avec des blancs cuits à point et parfumés de vanille Lord Vanilla comme la crème anglaise, réussie sans le secours d'une bouteille. Ceux qui ont peur de la rater n'ont qu'à se munir d'une bouteille en verre et d'un entonnoir. Si leur crème se met à "cailloter" ils pourront la sauver en la versant dans la bouteille, en bouchon d'un bouchon de liège et en secouant fortement. On reverse dans le plat de service et repos.

J'ai l'habitude de faire un caramel au dernier moment. Je le verse brûlant sur les iles flottantes qui se retrouvent soudées. Çà craque comme des icebergs quand on sert les invités, en faisant le même bruit que la crème brûlée d'Amélie Poulain. Ne pas faire d'avance car les blancs ramolliraient.

"Presque" parfait donc.

lundi 9 août 2010

Amour en cage

C'est une de mes plantes préférées. Pour de multiples raisons.

Son nom assez étonnant parce qu'en comprendre la subtilité exige de la patience. A l'automne les coques en forme de lanterne passeront du vert au jaune puis à un orange vif avant de se dessécher doucement et de devenir comme "grillagées". Le fruit, rond comme une petite bille acidulée orange elle aussi, apparaitra alors par transparence. Rien d'étonnant à ce qu'on appelle aussi cette plante "lanterne japonaise".

Au Québec on la nomme "groseille du Cap".
Il est vrai que les fruits sont comestibles, et vendus très chers.

Deuxième raison, évidemment c'est le gout acidulé de ce mets décoratif et d'exception.

Troisième raison : à défaut de les manger ces lanternes sèchent très bien et composent de magnifiques bouquets secs.

Quatrième raison, essentielle, la plante, dont le nom savant est physalis, se cultive très commodément partout.

C'est une des premières plantations que j'ai faites sur un simple rebord de fenêtre, en transplantant un pied qui était déjà fleuri.

Nul besoin de le couper au ras du sol pour lui conserver sa vigueur.

Elle a continué à se développer sans frémir malgré la chaleur estivale.

Et en plus elle sera résistante au froid.

dimanche 8 août 2010

Mes petits fromages à l'huile d'olive

Grand classique me direz-vous ...
Certes ! Mais alors qu'est-ce que vous attendez pour en faire provision à profusion cet été avant que le soleil ne décline ?

Pour ceux qui ne savent pas encore voici la recette : de petits fromages frais de chèvre couchés sur un petit lit de romarin, de thym et de laurier, accompagnés d'une gousse d'ail et baignés dans une belle huile d'olive. Attention malgré tout d'ébouillanter le bocal avant, c'est tout de même préférable pour chasser les bactéries.

Y a plus qu'à les oublier quelques jours avant de déguster ... sur une tranche de pain grillée ou à poser sur une salade.

NB : romarin et thym poussent presque aussi facilement que l'amour en cage sur les balcons. Le laurier lui se conserve si bien qu'il suffit d'avoir un ami qui en possède un pied dans son jardin.

samedi 7 août 2010

Sur les quais de Paris ... les plages

Les attractions sont variées et vous avez jusqu'au vendredi 20 août pour les vivre. Je vous conseille quand même d'éviter les week-ends. La voie Georges Pompidou est alors noire de monde. Ma préférence va au début de soirée quand la lumière adoucit tout.Vous me suivez ? Nous avons descendu le premier escalier venu après le Pont des Arts et on regarde le Pont Neuf par en dessous.
Les danses de salon y investissent le parquet de 17 à 20 heures.

















Forcément, cela donne soif.
Le baby-foot c'est de 9 à 12 heures seulement. Faudra revenir spécialement un matin !
Par contre c'est le moment pour assister à un concert




Mais il faut aussi lever le nez pour admirer les sculptures, comme celles qui ornent le Pont Neuf




... avant de regarder le soleil se coucher sur le Pont au Change

Premier transat ergonomique pour une première vraie pause
















Et puis un nouveau rafraichissement qui laisse impassible un joueur de cornemuse égaré.
Les enfants ne sont pas oubliés.

Plusieurs animations les concernent.
Cette petite fille savait parfaitement ce qu'elle voulait.



A tout âge on peut se faire photographier à travers la silhouette d'un "découpi". Ils sont une dizaine sur le ponton.

A moins de préférer se faire calligraphier son prénom :



Chacun se retrouve ensuite sur la deuxième plage, toute verte,
sauf à préférer la troisième, tout de sable revêtue.


Les amateurs de glaces (dont je suis) hésiteront entre le cornet d'Alberto dont les parfums font toujours rêver (ah ... l'Alibaba à la fleur d'oranger) et le pot d'un glacier nouveau venu sur Paris-Plage du joli nom de My Berry, qui surmonte des yaourts aussi bons que ceux que je fais désormais chez moi avec des copeaux de chocolat, des smarties multicolores ou des morceaux de guimauve, à moins que vous ne préfériez des fruits frais. Les très gourmands prendront les deux à quelque temps d'intervalle (voir adresses en fin d'article)





























La librairie éphémère Flammarion a rangé ses fauteuils et fermé ses volets. Ce ne sont pas moins de 300 livres qui sont gratuitement mis à disposition.
Le soleil va bientôt se coucher sur l'Ile Saint Louis. Je ne vous ai pas tout dit mais demain est un autre jour ... dès 8 heures, jusqu'à minuit.

vendredi 6 août 2010

Mise en bouche de Kyung-Ran Jo


Découvrir cet auteur sur Babelio.com
C'est un livre particulier, qui déroutera certains lecteurs et qui en ravira d'autres. Il est écrit par une coréenne d'une quarantaine d'années, déjà très appréciée dans son pays mais dont Mise en bouche est le premier roman (excellemment) traduit en français.

Ce qui rend sa lecture étonnante pour la française, passionnée de cuisine que je suis, c'est de me rendre compte combien notre patrimoine gastronomique européen, est perçu comme "exotique" du point de vue d'une asiatique.

Cet ouvrage est donc un double plaisir littérairement et culinairement parlant.

J'ai aimé la simplicité avec laquelle Kyung-Ran Jo raconte comment elle fait le deuil d'une relation amoureuse qui l'amène à quitter l'école de cuisine qu'elle avait fondée avec son conjoint. Les mots sont simples comme des produits frais ; les phrases brèves et fluides comme des plats équilibrés ; les chapitres courts s'enchainent comme les plats d'un menu de dégustation.

Elle livre des conseils comme si elle parlait de la pluie ou du beau temps (elle en parle aussi d'ailleurs, y compris de la neige gelée sur les marches d'un restaurant). A l'inverse des recettes données en annexe du Cuisinier de Martin Suter, lui aussi annoncé comme UN des livres de la rentrée littéraire, et qui m'a inspiré une petite salade explosive à la mi-juillet, celles de K ne nécessitent pas de matériel sophistiqué. En voici quelques preuves :

Couper en julienne des carottes toutes fraiches. Ajouter huile d'olive, ail haché, jus de citron, sel, poivre. Attendre 4 heures au frigo. Saupoudrer de persil haché avant de servir. (p.14)

Elle fait de la cuisine comme d'autres jouent au poker. A coups de bluff qui peuvent être des coups de maitre. Il lui suffit de regarder intensément un ingrédient pour imaginer un emploi détourné. Exemple (p. 9) Si vous n'aimez pas les champignons, remplacez-les sur une pizza par une pomme coupée en tranches de 5 mm d'épaisseur. Cela donne une certaine fraicheur à la pizza en y ajoutant un gout un peu sucré et une texture croquante qui change des champignons légers et fades.

Sa devise pourrait être la mienne : la diversité et l'improvisation sont les deux choses les plus importantes en cuisine. Et chaque plat devient un trésor.

Comme le héros de Martin Suter rend hommage à la vieille dame qui lui a appris les bases de la cuisine (en l'occurrence aphrodisiaque), K cite volontiers les commentaires de sa propre grand-mère. La transmission de la passion pour la cuisine est classiquement transgénérationnelle.

On pourrait établir plusieurs autres parallèles, avec Mangez-moi d'Agnès Desarthe, avec la scène d'improvisation culinaire de Cate Blanchett dans le film Bandits sur la musique déjantée de Holding out for a hero (reprise dans Shrek 2)


On apprend aussi combien Hemingway était un fin gourmet qui adorait les huitres, l'obsession de Gogol pour la nourriture, la toxicomanie de Balzac pour le café (il en est mort), le culte de Kant pour la moutarde, que Toulouse-Lautrec ajoutait de la muscade dans son porto et que le dernier repas de François Mitterand fut composé d'ortolans.

Je recommande cette lecture au végétarien Franz-Olivier Giesbert dont la lecture de son Très grand amour m'a désenchantée. Cet amateur de tomates se régalera des anecdotes de K. Il apprendra que le chou est un légume né des larmes, que le mot restaurant vient de "restaurer" , rétablir des forces, que le plus ancien livre de cuisine a été écrit par le romain Apicius et qu'en cuisine, probablement comme en littérature, il faut satisfaire l'appétit, flatter le goût mais jamais offrir la perfection afin de laisser le désir de quelque chose d'encore meilleur la prochaine fois.(p.150)

L'ouvrage est intellectuellement très sensuel, jamais donneur de leçons. Même si tous ses renseignements botaniques sont rigoureusement exacts il reste un roman.

Les souvenirs sont comme un moulinet aux pointes acérées (p.116). Mise en bouche n'est pas un roman à l'eau de rose et la fin est diabolique. C'est sans doute à cause de ce dernier chapitre que j'ai mis du temps à écrire cette critique. Je m'étais tant reconnue dans l'auteur que j'ai craint un moment de la copier jusqu'à cette extrémité. Mais je reste lectrice et pas imitatrice.

Mise en bouche m'a été envoyé par les éditions Philippe Rey dans le cadre du partenariat avec Babelio. Merci à eux.

jeudi 5 août 2010

Entrée en matière



Savez-vous que le cru doit toujours être consommé avant le cuit, faute de quoi les aliments vont fermenter sur le dessus du bol alimentaire et provoquer des aigreurs d'estomac ?

Donc légumes et fruits crus seront toujours présentés en début de repas.

En attendant de révéler le menu (gastronomique) de ce soir voici un hors d'œuvre qui se hisse au niveau des chefs d'œuvre pour peu qu'on se donne la peine de l'éplucher parfaitement en retirant toutes les peaux.


Bon appétit !

mercredi 4 août 2010

Venise sous la neige en reprise à la Comédie Bastille

(billet mis à jour le 12 janvier 2013)
Ne me dites pas que vous avez oublié ce qu'est la neigenboulophilie ? Je vous rappelle la définition donnée le 21 juillet dernier : la manie de collectionner les boules à neige (snowdome disent les anglo-saxons). Il y en existe pour tous les goûts. En ce moment ce sont les personnages Dora qui reçoivent une pluie de paillettes sur la tête quand on les retourne. Une société spécialisée en conçoit pour immortaliser des évènements publicitaires. Classiquement ce sont des paysages comme celle-ci (que je n'ai pas choisie au hasard puisque je suis souvent en Lorraine) avec la superbe place Stanislas nancéenne, que j'aimerais toujours dénicher au détour d'un vide-grenier...

La plus romantique serait une vue de Venise qui, inondée par les débordements marins ou même sous la neige fait toujours rêver.

Destination indissolublement associée au voyage de noces, Venise est tout un symbole et a inspiré des kyrielles d'écrivains et de metteurs en scène. Gilles Dyrek n'a pas échappé à son emprise. Il a écrit une joyeuse comédie qui a été prestement jouée au Petit Hébertot jusqu'au 8 août avant d'être reprise (ouf) du 24 août au 12 septembre ... 2010 et à de nombreuses reprises depuis. La pièce est programmée à la Comédie Bastille jusqu'en mars 2013.

La soirée s'annonce orageuse : Patricia n'a pas envie de faire bonne figure auprès des amis de son "fiancé". Elle boude méchamment mais elle accepte un apéritif sans piper mot. On la croit étrangère. Au 3ème ou au 4ème verre elle est devenue le personnage qu'on a projeté sur elle. Puisque ses hôtes s'apostrophent à coups de chouchou par ci et par là elle endosse la robe d'une chouvène arrivant directement de Chouvénie sans un chou en poche.

Et c'est parti pour un enchainement de quiproquos plus ou moins féroces mais toujours drôles. La pièce est devenue un classique du genre. Elle est programmée en juillet sur une chaine de télévision (dans une autre mise en scène que celle de Christian Bujeau). Personnellement je la préfère au naturel, interprétée par une jeune compagnie au talent prometteur.

Derrière l'ironie percent des prises de position humanistes qui pourraient faire réfléchir une fois qu'on s'est bien amusé. Qui est le plus naïf en fin de compte : celui qui va au bout de ses engagements ou celui qui change d'avis en fonction de la force de conviction de son entourage ?

Les rôles féminins sont formidables. Ce sont les femmes (comme souvent) qui sont le moteur du changement. Alexandra Moussai est une "chouchou" aussi talentueuse qu'Alexandra Lamy, qui fut chouchou bien avant elle. Son interprétation fait aussi penser à Corinne Benizio (la Shirley compagne de Dino) sans que ce soit de l'imitation. Maud Dreyer est naturellement bilingue et habituée des doublages. C'est un régal de l'entendre parler le chouvène.

Les garçons ne sont pas en reste. La troupe se connait bien. Ils ont tous suivi la même école d'art dramatique, le cours Jean Perimony et vous feront passer une soirée aussi distrayante que l'équipe du Père Noël est une ordure il y a quelques années de cela.

A défaut de prendre un billet d'avion pour Venise le petit Hébertot est une destination que je préconise dans la série des billets juillestistes "ersatz de vacances".

Au Théâtre du Petit Hébertot, 78 bis boulevard des Batignolles, 75017 PARIS
Du mardi au samedi à 21 h et le dimanche à 16h30. Relâche le lundi.
Location et renseignements: 01 55 63 96 06

Après avoir cartonné pendant 65 dates au Théâtre du Petit Hébertot le spectacle s'est installé au cœur du Marais à partir du 2 Novembre 2010 et pour deux mois au POINT VIRGULE, 7 Rue Sainte Croix de la Bretonnerie – 75004 Paris – M° Hôtel de ville.

Et maintenant il s'annonce pour (au moins) jusqu'en mars 2013 à la Comédie Bastille

crédit photos En Vie 2 Scène sauf mention A bride abattue

mardi 3 août 2010

Des yaourts maison c'est si bon !

Il parait que c'est ultra tendance. Serais-je influencée malgré moi parce que je vous jure que je le savais pas quand j'ai cherché la yaourtière "vintage" dans la réserve d'ustensiles de ma maman. Ou alors je suis traversée par des ondes de la mode en ... mode wifi.

Celle-ci est en parfait état de marche, et pour cause puisqu'elle n'est pas électrique, encore moins électronique, mais au contraire totalement écologique, selon le principe du thermos.

Les pots d'origine ont été conservés ainsi que le thermomètre idoine, où le nombre 50 est inscrit en rouge, ce qui m'a permis de comprendre que c'était la température à laquelle il fallait que le lait soit pour que les ferments lactiques le transforment en yaourt.

Pour faire moderne j'ai pris des pots plus récents, un soupçon plus petits, ce qui m'a permis d'en faire tenir un de plus. C'est du lait pasteurisé que j'ai choisi par précaution pour que les ferments se développent à leur aise. J'ai ajouté de l'essence de violette à la moitié de la préparation et pour reconnaitre ces pots j'ai utilisé quelques gouttes de colorant carmin.

Les ferments sont de marque Alsa, achetés en grande surface, parce que j'étais pressée de retrouver le goût des yaourts de mon enfance (il y a plusieurs dizaines d'années) et que je pensais que la marque de la yaourtière avait disparu puisque rien ne dure. Même pas vrai. J'ai vérifié depuis sur Internet. Leur site, Yalacta, est même très bien conçu. J'y ai lu qu'il fallait que le lait soit à 52 degrés très exactement. Pas un de plus, pas un de moins. Diantre !

Craignant que la température du lait n'ai baissé de quelques degrés le temps pendant que je remplissais les pots avec précaution j'ai sorti la yaourtière de la cuisine qui prend des airs de laboratoire sur les photos et j'ai été délicatement la porter sous ma couette pour prolonger l'effet "kisshot" (vous aurez deviné que c'est l'action diamétralement opposée à kisscool). J'ai oublié l'engin sous la couveuse improvisée, et je me suis échinée à remettre le blog en route en rattrapant le temps passé à briquer mon nouveau chez moi pendant (presque) tout juillet.

Cela me motivait de songer que vous alliez avoir de la lecture pendant que je me régalerai avec mes yaourts !

Tard dans la soirée j'ose aller réveiller mon bébé, encore tiède. est-ce bien raisonnable ... Au risque de tout perdre à vouloir trop gagner, je prélève prestement un pot au hasard et referme l'appareil, toujours sous la couette.
Un pur moment de délice, accompagné par un (petit) morceau de gâteau breton de l'abbaye de Campeneac (merci Marie !). L'arôme de violette était parfaitement dosé (après une désastreuse expérience d'arôme bergamote dont je ne me vanterai jamais j'avais de quoi m'inquiéter, que ceux qui savent de quoi je parle me pardonnent !)

Plus tard encore j'ai libéré l'œuvre de sa cloche protectrice. Ils sont tous impeccablement réussis. Pourtant je peux vous dire que j'ai eu de TRES gros doutes quand je me suis aperçue en versant le lait tiède que les ferments faisaient une sorte de grumeaux comme si j'avais omis de bien mélanger.


Après cette expérience je ne vais plus pouvoir manger autre chose.

Il n'y a pas de qualificatifs assez justes pour décrire ce bijou de douceur.

C'est exactement ce qu'on imagine en regardant les publicités !

Un total nature (sans colorant, ni conservateur ... ) cela vous dit pour commencer la journée ? J'ajoute du sucre de perlin pimpin (encore merci Marie). Soyons fous !

lundi 2 août 2010

Que faire avec du raz-el-hanout ?

C'est l'épice indissociable du couscous mais on peut l'utiliser sans passer la journée aux fourneaux. Par exemple sur des courgettes.

Le raz-el-hanout est un mélange d'épices typiquement moyen-oriental, originaire du Maroc traditionnellement composé d'une vingtaine d'épices différentes ... au moins ! avec toujours de la cannelle, du gingembre, de la coriandre, de la girofle, de la cardamome, du cumin, de la muscade, du poivre noir et du curcuma. J'en ai vu aussi avec des fleurs séchées, notamment des boutons de rose. Chaque épicier a sa recette puisque l'expression signifie "le dessus de la boutique".

J'ai employé une variété de courgettes chinoises. Qu'on se rassure : je ne suis pas allée au bout du monde pour les couper moi-même en plein champ.
Une centaine de kilomètres au sud de Paris ont suffi.
Leur particularité est d'être à la fois fermes et fondantes, ce qui n'est pas l'apanage d'une seule marque de yaourt ... et il est quasi inutile de les éplucher.

Un peu d'huile au fond d'une sauteuse en forme de wok. Puis on saupoudre de raz-el-hanout et on ajoute alors des tomates cerises (elles aussi cueillies le même jour). On laisse mijoter jusqu'à caramélisation mais pas davantage. Pour servir "joli" on rajoute quelques demi tomates-cerises crues.
L'idée de cette recette m'est venue spontanément après avoir salivé devant les photos du curry indien de Nawal, rencontrée au pique-nique de dimanche, et qui estime à juste titre qu'une association de cru et de cuit a tout son sens. A défaut d'avoir gouté son plat j'ai presque eu l'impression d'avoir été invitée dans sa cuisine.

dimanche 1 août 2010

Pique-nique à Bercy

Hier je vous donnais la recette de la salade de pâtes que je nommais Bercychoise par allusion au lieu du pique-nique.

N'allez pas croire que ces pique-niques sont des grandes bouffes. Ils représentent surtout une formidable occasion de transformer le virtuel en réel, ce qui les rend quasi légendaires, aussi magiques qu'une cuisine moléculaire réussie. Je vais d'ailleurs davantage vous montrer les personnes que les plats, pour ne pas remuer le couteau dans la plaie de votre gourmandise.
J'avais dialogué sur la toile avec Florence de Bretzel et Café crème suite à un tag il y a plus d'une année. Et puis le lien s'était distendu : elle à Munich, moi en région parisienne ... et voilà que je lis son nom sur la liste des participants. Nous avons pu faire connaissance "vraiment pour de vrai". Je ne connaissais beaucoup d'autres que par leur blog, comme Nawal dont les casseroles sont toujours sur plusieurs feux à la fois, comme Pascale au pique-nique de juillet grâce à qui je vais enfin (peut-être) réussir mes cakes puisque c'est sa grande spécialité. Le sien, parfumé à la rose était à se damner. Quand je pense que j'avais accepté d'aller à Bordeaux l'été dernier pour suivre un cours avec un grand chef devant une caméra de télé avec ce fol espoir de revenir avec LA recette infaillible d'un VRAI cake.

Clémence, compagne de même infortune à Bordeaux, est une fidèle de ces pique-niques et réussit toujours à nous surprendre avec une des tentations. Il y a aussi Pupuce, Angélique, Murielle ... où vous lirez sur sa Table monde comment reproduire le désormais très fameux Pavé au toblerone de Stanislas, bref un nombre impressionnant de cuisinièr(e)s avisé(e)s que je ne peux pas tous citer. Allez donc naviguer sur les blogs des uns et des autres et lisez leurs compte-rendus ou celui de Dorian, maitre organisateur, qui sera plus exhaustif sur ce point ! C'est sans doute de cela qu'il discute avec Florence (photo ci-contre).

Aeja (à gauche) est revenue avec son barbecue pour nous surprendre avec ses brochettes. Elle était accompagnée d'Ôna qui avait préparé une salade cambodgienne fraiche, bonne et jolie.

Un mélange de coriandre, grenade, pamplemousse, papaye verte (à râper comme on en a l'habitude pour les carottes), des pousses de soja, de la carotte. Traditionnellement on doit mettre du boeuf frais mariné 1 heure dans du citron vert, de l'ail, du gingembre, de l'oignon et du sucre. Mais étant végétarienne elle avait remplacé par du seitan, qui m'a fait penser à de fines lanières d'omelette.L'assaisonnement de cette salade est composé de citron vert, sucre, sauce soja, citronnelle et feuilles de combavas, allongé d'eau pour en diminuer l'acidité.

Il y a aussi toujours des nouveaux, même que certains n'ont pas encore de blog mais y songent sérieusement. Comme Christiane, qui nous a sorti ces magnifiques cupcakes d'une boite de dessous chics et pas cher au nom évocateur de plaisirs : Soleil sucré. Succès visuel et gustatif !

Je peux vous donner sa recette en attendant d'ajouter l'adresse de son futur blog :
Faire fondre 250 g de beurre avec 170 de chocolat noir.
Hors du feu verser 200 de sucre, 4 œufs (un par un comme il se doit) et 175 de farine.
Verser dans des caissettes (Ikea) et mettre au four 15 minutes thermostat 6 soit 180 degrés.

Pour décorer , un nappage chocolat servira de coll à des granulés (Carrefour).

Voilà des cupcakes qui n'en ont que l'aspect parce qu'il faut bien reconnaitre que ce genre de gâteaux est très souvent déceptif : trop gras, trop lourd, trop sucré ... trop américain en quelque sorte. Cette fois on sacrifie à la mode sans perdre le goût. Bravo Christiane. Des interprétations aussi réussies tu peux en truffer ton blog ! Et c'est encore mieux de les partager avec toi ...

Sur la photo on aperçoit une version salée surmontée de rillettes de poissons et décorée d'une demi tomate cerise.

C'est fini pour cette année ...

Guettez l'apparition du logo sur le blog de Dorian pour être parmi nous l'été prochain, ou cochez sans attendre les premiers dimanches de juillet et d'août sur vos agendas 2011.

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