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lundi 5 août 2013

Déjeuner Chez Thoumieux, mais à la Brasserie

Le chef est au moins nationalement connu. Ses interventions dans le jury de Top Chef sur M6 ont installé une image populaire de rigueur et de recherche effrénée de qualité au service du goût.

Il faut dire que ses passages dans les maisons les plus prestigieuses comme le Crillon ont précédé sa propre installation, dans un endroit au nom qui est à lui seul une promesse, Thoumieux, au 79, rue Saint-Dominique, dans le 7ème arrondissement.

La façade extérieure est stricte, peu engageante. Mais les dorures de l'intérieur font contraste. Depuis que j'avais chroniqué son Art de manger j'avais très envie de mettre un pied dans son restaurant gastronomique, situé au premier étage.

Mais avant de me lancer dans ce que Jean-François Piège nomme "la règle du jeu" dont la première formule flirte avec la centaine d'euros, il m'a semblé "raisonnable" d'approcher la maison par un déjeuner à la Brasserie qui se trouve juste sous le restaurant. D'autant que, comme j'y allais avec mes deux enfants je ne voulais pas risquer de multiplier par trois une quelconque déconvenue. Car autant le dire d'emblée je n'avais pas lu que des compliments sur Internet à propos de sa cuisine.
La brasserie offre la possibilité d'un menu à 29 € avec une entrée, un plat et un dessert (ou un fromage) sans empêcher les commandes à la carte. Le soir et le week-end, la carte seule est possible.

Chaque table reçoit d'emblée un plateau avec un pain tout chaud, à peine sorti du four, du beurre demi-sel, un pot de sel de mer (comme si le sel allait manquer...) et un dip de sardines servi dans sa boite dont le serveur donne la recette spontanément : sardines écrasées avec de la Vache qui rit. Ouh là ... quand on connait la composition de cet ingrédient, à partir de pâtes pressées, (type emmental, comté, gouda) auxquelles sont ajoutés du lait écrémé, du beurre, des protéines de lait, et des sels de fonte à savoir polyphosphates, citrates, diphosphates et phosphates de sodium, on se demande quelle histoire ce plat là est censé nous raconter. Quelque chose qui tient probablement de l'enfance et de la régression ... On ne va pas sourciller davantage, on se régale, puisque c'est bon. Et puis on se donne le temps de choisir les plats sans subir de pression.
Place aux entrées. Il n'est pas rare, dans tous les restaurants, qu'un plat soit plus généreux quand il est commandé à la carte que lorsqu'il est servi dans le menu. Chez Monsieur Piège c'est une évidence. La différence ne passe pas inaperçue. Par exemple l'assiette de tomates multicolores et sa burrata m'a été servie en portion "anorexique" alors que ma voisine qui l'a choisie à la carte a reçu l'équivalent de 4 ou 5 tomates. Entre le trop et le trop peu ... je me demande ce que j'aurais préféré.

Les légumes étaient bons mais sans révéler des goûts inconnus. Sans doute ai-je la chance d'avoir un bon maraîcher ... L'intitulé promettait un vieux vinaigre et du basilic. J'ai vu les toutes petites feuilles de ce condiment.
La tranche de foie gras de canard des Landes cuit en terrine, prise à la carte, était plutôt mince, ce qui signifie que ce qui vaut pour les tomates ne s'applique pas au foie gras. C'est toujours le même pain pour accompagner, mais cette fois grillé. Une idée à retenir : la crème posée sur le bord de l'assiette, parsemée d'éclats d'amande.
Pour suivre, un poisson et deux viandes, qui sont deux spécialités maison, dont une au menu, le quasi de veau cuit tout doucement. La viande est ultra fondante sous une croute légèrement épicée. Entre cuit à point et rosé. Avec son petit jus. Par contre, je ne mettrais pas une excellente note à la purée. Je fais largement meilleur chez moi, sauf que je ne la présente pas si joliment avec des chips de vitelotte.

Les couteaux ont une ligne épurée. Ils sont siglés et ont été dessinés spécialement pour Thoumieux par Robert David, coutelier à Thiers depuis 1919. Mais la viande est si tendre qu'on pourrait la sectionner à la fourchette.
On remarque encore la crème sur le bord de l'assiette, qui est décidément une signature esthétique. Le condiment de riquette, citron, parmesan est présenté avec des fleurs ... La riquette est une forme sauvage de roquette mais je m'interroge sur les fleurs qui ressemblent à l'ail des ours. Peu importe puisque c'est bon, n'en déplaise à la grande amie du chef, Valérie Expert, que la présence de fleurs dans les assiettes agace.
Le big burger maison, dont on nous avait dit du bien, a effectivement satisfait l'appétit de mon fils. Il était servi avec des frites moelleuses à souhait, joliment présentées dans une coupelle de cuivre martelé. La vaisselle est assez surprenante tant au plan des formes que des couleurs, souvent d'inspiration japonisante, à quelques exceptions étonnantes.
Déception par contre pour ma fille avec une erreur sur la prise de commande. On apporte un quasi (le même que le mien ... étonnant) alors qu'elle avait demandé un poisson. Insistance de la serveuse prétextant que nous aurions changé d'avis ... Que nenni ! Même que vous nous avez fait remarquer qu'on ne s'était pas exprimé correctement et qu'il fallait dire "une" barbue et pas "un". Cette évocation nous dédouane mais elle prévient sèchement (comme si nous étions coupables) qu'il faudra attendre 20 nouvelles minutes, le temps que cuise le poisson. Soit !
La barbue et les légumes de Joël (Thiébault) arrivent enfin. Légumes étonnants, en terme de couleur, de saveur et de fermeté, ce qui au final ne laissera cependant pas un souvenir impérissable. Un peu trop de balsamique il semblerait ?

Voici venu le temps du dessert. On nous débarrasse les assiettes et les couverts. Rien d'autre. Je ne veux pas faire ma chocotte mais on nous laisse les monticules de miettes de pain. Pouah ! Déjà que je devais faire gaffe de ne pas maculer les coudes de mon chemisier avec le beurre fondu qui avait coulé de la tartine (chaude) depuis le début du déjeuner ... S'il y avait foule et si nous étions dans un bistrot je comprendrais mais ici  ... dans une salle presque vide, et chez quelqu'un pour qui la mise en scène des repas est essentielle c'est incompréhensible. 
Ma fille a choisi les Churros n'rolls, encore une spécialité de la maison. On parie sur le nombre qui va arriver. Je penche pour un nombre impair. Trois dit-elle. Non, ce serait mesquin. Cinq ? Ce fut quatre. Mais elle n'en mangea que deux, m'en fit gouter un et même si c'était bon ce n'était pas transcendant. On a renoncé au dernier, ce qui n'est absolument pas dans nos habitudes quand on se régale.

Ils ont été servis avec de la sauce chocolat (dont elle ne voulut point), de la glace vanille (délicieuse). Peut-être aurait-elle apprécié le sucre peta zeta qui pétille en bouche et qui est annoncé ... en théorie sur la carte, mais qui fut absent aujourd'hui ... et sans justification.
Mon fils a jugé les Fraises au jus, Chantilly version 2013, arlettes caramélisées très bonnes et il s'y connait. C'est son fruit préféré. Avec un nuage de Chantilly (fortement allégée au blanc d'oeuf à mon avis) mais délicatement vanillée. Quant aux arlettes, c'est après vérification sur Internet de retour à la maison, que nous avons appris qu'il s'agissait de petits sablés.
Le Vacherin glacé banane citron vert, prévu au menu a été servi dans une coupe de la même taille... venant contredire la mise en garde du début de l'article. C'était davantage une évocation de vacherin qu'un dessert de ce nom. Trois pétales de meringue (d'où son appellation je suppose) posés sur une glace à la banane, elle même sur une écrasée de banane citronnée. Et la même Chantilly que celle des fraises mais cette fois en couronne. Le résultat est très bon, très rafraichissant.
Le café sera facturé 5 € tout de même, mais la tasse est siglée, faite tout exprès par Bernardaud, et à défaut de mignardises il y a un caramel pour accompagner.

Pas de déception en conclusion, avec une addition d'environ 140 € pour 3 personnes, en ayant consommé juste de l'eau en carafe mais pas un souvenir mémorable non plus. Si on ne savait pas qu'on se trouvait chez le grand jury de Top chef, celui qui vise constamment l'excellence, on n'aurait pas deviné. Parce qu'il n'y avait rien de véritablement exceptionnel.

L'homme qui répète qu'un plat doit raconter une histoire ... et qui collectionne les compliments tiendra-t-il longtemps sans remise en cause ? Nous étions une petite quinzaine ce midi là. Est-ce un début de réponse ?

Même mes enfants, qui sont moins exigeants que moi, ont été surpris de l'absence de geste, dit commercial, pour faire oublier les 40 minutes d'attente de la barbue. Ils s'imaginaient naïvement que le café serait offert. La serveuse avait sans nul doute déjà oublié (aussi) sa bévue.
Le positif est qu'on ressort du déjeuner l'estomac léger. Un bon point pour un été caniculaire. Un conseil à propos : prévoyez une petite laine car la clim est réglée, bas, … très bas. Par contre il est inutile de réserver et vous aurez le choix de la table, du moins tout l'été.

Côté décor, joli marbre, dorures en surcharge, mais on le savait. La brasserie est telle qu'elle apparait sur les photos. Thoumieux est toujours difficile à lire. Cela devient un jeu pour tromper l'attente. Comme de chercher à voir le trèfle, le haricot ou autre chose dans le logo. Beaucoup de miroirs, des glaces comme à Versailles, un service discret, pas trop appuyé, c'est le moins qu'on puisse dire, du pain toujours renouvelé et bon, de l'eau en carafe qui est tout à fait correcte. 

Bon point aussi pour les toilettes avec le gel lavant Aesop à l'écorce de mandarine, au romarin, et au cèdre. Avec sa crème assortie. Un vrai soin pour les mains des convives. C'est rarissime et l'apanage des palaces. C'est le sens du détail de JFP. Il faut dire qu'on fait toilettes communes avec le restaurant à propos duquel je me demande (toujours) si la promesse d'y dîner de façon fabuleuse est un mythe ou une réalité. L'expérience de ce midi ne m'encourage pas à tenter celle de la règle du jeu.
Thoumieux, Jean-François Piège, 79, rue Saint-Dominique, Paris 7e. Tél. : 01-47-05-49-75.

dimanche 4 août 2013

Ze flan pâtissier ... au dernier pique-nique de Dorian

Il y a des jours où l'inspiration fait défaut. Où on ne sait plus ce qu'on a envie. Trop chaud. Un brin nostalgique aussi parce que quand Dorian annonce que c'est le dernier pique-nique qu'il organise l'armée de bloggeurs & associés ne sort pas ses couteaux et fourchettes avec entrain. Même si on reste très heureux de nous retrouver juste pour le plaisir.

C'est sûr que c'est une forte contrainte. Deux rendez-vous en plein été, cela mobilise. Pas question de se plaindre. Il faut d'abord lui rendre justice. Sans les rendez-vous qu'il a initiés on serait nombreux à n'avoir jamais sympathisé, même si, depuis, il y a d'autres occasions de nous voir et revoir qui sont apparues.

Allez savoir pourquoi j'ai eu envie de faire un flan. Je me souvenais de la confidence d'un grand pâtissier me disant qu'il était nostalgique de ce type de dessert, hyper simple et rarement fait parce que ses clients veulent du plus en plus sophistiqué.

Je n'avais jamais fait de flan. Et voilà que justement j'ai entre les mains un livre chevalet sur les desserts que je feuillette sans conviction jusqu'à ce que je tombe sur cette promesse : Ze flan pâtissier (p.102-103)

La marche à suivre est simple, clairement expliquée page de droite et le système d'ouverture du chevalet est ultra aisée. Il manquerait juste un marque page mais rien n'est parfait.
Ma réalisation ressemble à la photo mais il ne faut pas s'y méprendre ce n'était pas le résultat attendu. A ma décharge, pour moi qui ne m'était jamais aventurée avec ce dessert, il manquait deux indications cruciales : la taille du moule requis pour le volume de l'appareil, et par voie de conséquence l'épaisseur de la couche.
J'ai soudain cru que le flan serait trop épais (croyant naïvement qu'il allait gonfler en cours de cuisson). J'ai cru qu'il y avait erreur sur la quantité et j'ai réduit la hauteur. Pour ne pas laisser perdre le reste, j'ai rempli une douzaine de moule à cannelé, ce qui ne fut pas une mauvaise idée en soi. Ces petits entremets étaient bien plus esthétiques et bien meilleurs que leur version sur pâte.

Claude, le cuistot du 77, m'a donné des conseils précieux en me suggérant de diminuer un peu la quantité de maïzena et surtout de mettre moitié crème, moitié lait. Evidemment, ce sera plus riche ... mais le résultat devrait être sans comparaison.

De retour chez moi je me suis souvenu que le flan était une de ses spécialités, ce qui m'était sorti de la tête. Si je l'avais interrogé en amont la recette aurait gagné en qualité. Voilà ce que c'est que de suivre à la lettre la prescription de l'auteur.

Claude avait apporté une autre de ses spécialités (il en a beaucoup), des rouleaux de printemps au foie gras, que vous trouverez sur son blog à la date du 7 juillet. Murielle, de la table Monde avait plié 120 samossas et Stanislas avait fait un gâteau très chocolat et bounty, histoire de varier de sa recette fétiche au Toblerone. Athalie avait apporté elle aussi sa contribution avec une colline de rice squares.

Emma, la fille de Sylvie, avait fait de très jolis muffins multicolores. Eva, de Douce Addiction, nous a raconté comment elle en est venue à faire des petits gâteaux au yaourt parfumé au citron et enrichis de framboises alors que c'était une pizza qu'elle avait prévue au départ.

Elle avait aussi apporté des bocaux de tomates mozarella et basilic, avec un pain de campagne croquant. Et Fabienne, d'un Panda dans la cuisine,  s'était lancée dans un volumineux gâteau au caramel superbement réussi. Vous trouverez la recette complète de ce Bundt Cake au caramel et glaçage au rhum et au caramel sur son blog à la date du 5 août.

Si quelqu'un sait qui a fait la salade quinoa-aneth-coeur de palmier-crevettes-fruits j'ajouterai l'information. Je n'ai eu que le temps de la photographier tellement je la trouvais jolie mais je suis certaine qu'elle devait être fraiche et délicieuse.
Il y eut aussi un carton de madeleines taille XXL évidemment et de financiers apporté par Camille de la part de Philippe Conticini. Quelle gentillesse !
Comme à chaque fois, il n'y avait pas que des bloggeurs. Ségolène avait préparé un café glacé fort réussi. Elle mélange 4 cuillères à soupe de café soluble, 6 de sucre, 2 de rhum, 20 glaçons et 1 boite de lait Gloria non sucré. Et le tour est joué.

Je n'ai pas tout noté. Mais Dorian fera peut-êtr un billet récapitulatif et exhaustif. Surveillez son blog. 

Nous étions bien contents en tout cas de revoir Pia, de la Cocinera Loca, absente des derniers pique-niques.

Dans sa nouvelle collection de livres chevalet Hachette cuisine propose 50 recettes de Desserts en pas à pas, 50 petits plat à l'improviste, 50 recettes pour l'apéro ... et 50 encore pour des en-cas et pique-nique. De quoi donner envie de ne pas les arrêter ... les pique-niques !

J'ai entendu que quelqu'une allait reprendre le flambeau ... Je m'engage pour le prochain à venir avec un flan, version améliorée de Claude sur une pâte brisée. Par contre je garderai la recette originale pour des faux cannelés qui sont moins caloriques que les vrais.

samedi 3 août 2013

Mon coeur a des bretelles aux Blancs-Manteaux

La compagnie «Les cocottes» est remontée sur les planches pour présenter une nouvelle comédie qui va se jouer au Théâtre des Blancs Manteaux jusqu'au 14 septembre 2013., du jeudi au samedi à 21 heures.

Les comédiens en définissent le genre comme étant de la comédie «boulevaromantique», un boulevard efficace mais qui parle d’amour. Le titre, Mon coeur a des bretelles, est intriguant mais on comprend vite la double allusion.

Le public est vite dans l'ambiance en entrant dans la salle sur la musique de Toxic de Britney Spears. La pièce commence un soir d'anniversaire et chacun offre un cadeau à l'autre. Croyant bien faire, Marie (Laura Bensimon) a choisi ... une paire de bretelles, première raison à justifier le titre. Mathieu (Thomas Ronzeau) un superbe collier qui lui fait penser à Scarlett O'hara. Elle ne croit pas si bien dire parce que son couple bat franchement de l'aile. Le temps est à l'orage et sans aide elle ne pourra pas tenir longtemps.
Par chance elle va bénéficier des trucs et astuces de deux amis qui vont lui remonter le coeur de leurs bons conseils comme des bretelles empêcheraient un pantalon de tomber, seconde raison à justifier le titre.
L’histoire est parait-il largement inspirée de faits réels. C'est drôle sur scène, mais ce fut sans doute un enfer pour celle qui a subit la désillusion à laquelle on assiste. Et il va y avoir un peu de boulot avant que Marie n'ait l'allure de Lady Gaga (ci-dessus au musée Grévin). Il ne suffira pas de "balancer" la chanson Alejandro. Elle devra payer de sa personne. Et pas que d'ailleurs ...
Natasha (Severine Bozkurt) et Alex (Alex Dalozzi) relèveront-ils le défi ? Transformer la tendre et naïve Marie, gaffeuse à souhait, en femme idéale pour son chéri si parfait, beau gosse à temps plein. Alex, c'est le roi du relooking follement gay, évoquant bien entendu les tirades d'une Christina Cordula. Natasha s'affirme "sychologue"avec un accent wagnérien.

La chasse à l'homme est plus dure qu'un safari. Elle impose de sortir le grand jeu sans verser dans la version porno de la Petite maison dans la prairie.

Aux grands maux les grands remèdes .... à condition de ne pas s'être trompé de "mal", ou de "mâle" ...  tout est question d'appréciation. Vont s'enchaîner les prises de bec, crises de rires, engueulades et rebondissements en cascade avec l'arrivée d'un certain Gilbert, et surtout la révélation de Maitre Petsec. Le résultat ne sera pas forcément celui que l'on attend... mais il y en a deux qui finiront par se marier et avoir beaucoup d'enfants.

La transformation de Marie s'effectuera par étapes, notamment sur la musique de Eye of the tiger de Survivor. On aurait bien envie de se lever et de danser nous aussi sur cette choré. Nous voilà fin prêts à suivre la master-classe sur les ratés émotionnels.

Le cynisme est au rendez-vous avec humour. L'interprétation est flamboyante. La mise en scène, signée par une des actrices est alerte. C'est cela le boulevaromantique ...

Mon coeur a des bretelles
Texte : Guillaume Beaujolais
Mise en scène : Severine Bozkurt
Avec Laura Bensimon, Thomas Ronzeau, Alex Dalozzi, Severine Bozkurt
du jeudi au samedi à 21h00 jusqu'au 14 septembre 2013,
(Relâches du 22 au 24 août)
au Théâtre des Blanc Manteaux - 15 rue des Blanc Manteaux - 75004 Paris - Réservation : 01.48.87.15.84
M° Hôtel de Ville ou Rambuteau - Parking Hôtel de ville

vendredi 2 août 2013

Quand le Cambodge est en vacances on va ... au Petit Cambodge

Le Petit Cambodge s'affirme comme une cantine, mais pas comme les autres tout de même. Il est ouvert du lundi au dimanche, de 12 à 23 heures sans interruption, ce qui signifie qu'on n'a pas à se prendre la tête pour mémoriser les jours de fermeture. Il n'y en a pas.

Même pendant les vacances. Car quand le Cambodge ferme, le Petit continue à monter la garde. Et c'est la même carte chez l'un comme chez l'autre. C'est juste l'ambiance qui n'est pas la même, à mon humble avis.

C'est donc au Petit que je nous nous sommes posées, ma fille et moi, espérant y dîner d'un Amok dont je rêve depuis si longtemps. Il fait la couverture du livre de recettes écrit par Kirita et que j'ai chroniqué ici. Il va falloir que je me prenne en main pour le faire moi-même.

C'était trop demander mais on s'est régalé quand même.
Pour commencer donc, un rouleau de printemps au boeuf, garni de cacahuètes pilées. Il arrive coupé en morceaux. Idéal à partager à deux en guise d'entrée.

Voici ensuite le Natin, un velouté de porc et de crevettes mélangé à des cacahuètes, parfumé au saté et lait de coco, coriandre fraiche et ciboulette, servi avec un bol de riz.
On ne vous donnera ni fourchettes, ni couteaux. Les baguettes sont sur la table mais ... pour le Natin la cuillère posée sur le bord de l'assiette sera plus utile ... suffisait de la voir.
La dernière fois j'avais choisi le Bo Bun végétarien (ci-dessus). Cette fois, je reste fidèle plat mais en version classique. C'est un mélange chaud-froid de salade, menthe, soja, vermicelle de riz, boeuf sauté aux oignons, le tout arrosé de la sauce maison. La version "spéciale" arrive avec deux pâtés impériaux coupés et tout juste grillés, ce qui permet une nouvelle découverte. 
Dans ce restaurant, depuis qu'un jour le service s'est retrouvé complètement débordé, c'est le client qui écrit lui-même sa commande. Gain de temps et pas d'erreur possible. Ceux qui savent "croquer" l'instant n'hésiteront pas à ajouter un dessin. Les plus beaux sont conservés et même affichés.
Damrong officie le soir au Cambodge, à une centaine de mètres, un peu plus près du Canal Saint-martin. Le midi c'est sa fille Kirita. Le téléphone est utile parce qu'on peut aussi commander par téléphone en indiquant à quelle heure on passera prendre le sac qui nous attendra sagement. Une bonne alternative pour ceux qui seraient effrayés par la queue les soirs d'affluence.
Le Cambodge, 10 rue Richerand, 
Le Petit Cambodge, 20 rue Alibert, 75010 Paris 01 42 45 80 88

jeudi 1 août 2013

C'est à l'affiche en août et déjà chroniqué sur A bride abattue

Sur les planches : Je vais commencer par les nouveaux spectacles que j'ai vus
Mon coeur a des bretelles a démarré le 4 juillet. Il sera à l'affiche jusqu'au 14 septembre aux Blanc-Manteaux.
Alexandra Moussaï et Maud Dreyer avaient créé Venise sous la neige (voir plus bas). Elles jouent maintenant dans la Théorie du chamallow, que j'ai adoré. La pièce se jouera jusqu'au 16 septembre les dimanches et lundis à 21 h 30 à la Comédie-des-Trois-Bornes. 

Je vous recommande autant Sapin le jour ogre la nuit les dimanches et lundi à 20 h 15 jusqu'au 30 septembre
Au même endroit toujours, le one woman show de Lady Gaget se poursuit du mercredi au samedi jusqu'au samedi 28 septembre 2013 à 21 h 30
Quelques autres comédies sont à l'affiche depuis très longtemps. Je les avais découvertes dans leurs premiers jours. elles demeurent des valeurs sûres :
Y'a d'l'otage dans l'air continuera à faire rire tout l'été au Théâtre du Temple :
C'était en 2010 au Petit Hébertot. C'est maintenant à la Comédie Bastille du mardi au samedi à 21h, matinées samedi 17h30 jusqu'au 31 août.
Le bal des crapules au Mélo d'Amélie 4 rue Marie Stuart 75002 Paris, 01 40 26 11 11
Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 17 h 30, encore jusqu'au 1er septembre
Au secours je l'aime, en seconde partie de soirée, au même Mélo
Si je t'attrape je te mort, toujours à Paris mais désormais dans la grande salle des Feux de la rampe annoncé jusqu'au samedi 14 septembre 2013 à 20 heures
Le Dindon, dans la mise en scène de Philippe Adrien poursuit sa phénoménale tournée. Il s'est posé au Théâtre de la Porte Saint Martin depuis le 4 juin et est programmé jusqu'au 11 août, mercredi au vendredi à 20h, le samedi à 20h30 et le dimanche à 15h. Le spectacle est jubilatoire et vivifiant. Ne tardez plus !

Dans un autre registre ... que je vous recommande également
La vie de Galilée au Lucernaire à 21 heures 30
La Flute enchantée, opéra en plein air les 30 et 31 août au Château d'Haroué, du 10 au 14 septembre à l'Hotel national des Invalides, les 20 et 21 septembre au Château de Fontainebleau

    Des expositions :
Charles Ratton et les collections permanentes du Quai Branly sans restriction de dates.
Je est un autre à l'Espace culturel Vuitton jusqu'au 20 septembre 2013
C'est radicalement différent mais le Musée Grévin est une autre visite possible. C'est l'occasion d'y découvrir la tenue ahurissante de Lady Gaga, en cheveux naturels ...
Enfin les objets du Titanic sont visibles à la Porte de Versailles

Pas de rubrique Cinema ce mois ci ....  par contre, si vous préférez rester chez vous 
consultez la rubrique millefeuille pour y trouver mes dernières critiques de livres

Il y a autant de "littéraire" que de "culinaire" ....
Vous trouverez les critiques des livres de la rentrée littéraire à partir du 20 août :

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