mercredi 24 septembre 2008

Il va y avoir du sport mais je reste tranquille


Le message d'origine avait été composé avec la photo de la couverture du livre en question et avec une typographie dont j'étais fière mais un "bug" informatique a eu pour conséquence de limiter l'affichage du blog à uniquement ce billet, comme si tout le reste n'existait plus.

J'ai tout recopié, retiré l'image et les caractères de couleur, dans l'attente de comprendre la nature du problème technique. Evidemment comme aurait dit Bourvil, cela va fonctionner beaucoup moins bien ... Puis j'ai tout recommencé en croisant les doigts. Ce fut du sport croyez-moi !

On dit que les adolescents qui aiment le sport détesteraient la lecture et que ceux qui dévorent les livres exécreraient le sport. Comme si sport et littérature ne pouvaient pas être bons amis !

Pour réconcilier les deux courants, Geneviève Brisac, qui est éditrice à l'Ecole des Loisirs, a pensé que si des auteurs écrivaient, chacun dans leur style, mais un peu plus court, le sport pourrait être un thème susceptible de tenter les "petits lecteurs" sans rebuter les dévoreurs de pages puisque ceux-là aiment tout, dès qu'il s'agit de choses écrites. Elle a réussi à convaincre 5 auteurs de son écurie de se lancer dans l'aventure qu'est l'écriture d'une nouvelle sur ce thème imposé.

J'ignore si elle a mesuré auparavant combien son métier d'éditrice avait de points communs avec celui de coach : elle sélectionne, encourage, pousse ses poulains à se dépasser, réduit leurs résistances, les félicite sans lénifier, fait de l'écriture un exercice qui demeure individuel tout en l'inscrivant dans le collectif... Toujours est-il que les auteurs ont saisi la balle au bond pour jouer en équipe.

Concilier les objectifs de la jeunesse avec ceux du sport a toujours été problématique et les ministres successifs s'y sont confrontés avec plus ou moins de réussite. Geneviève Brisac a poussé le palet le plus loin possible en invitant des libraires et quelques privilégiés dans le tout nouveau Musée national du sport, un lieu où nous qui sommes passionnés de littérature jeunesse ne serions sans doute pas venus spontanément. L'idée était fort astucieuse. D'abord parce que nous avons patienté dans un cadre agréable (les retardataires n'ont pas pénalisés les premiers arrivés) où nous avons été accueillis avec chaleur et invités à découvrir les salles d'exposition qui nous ont livré quelques trésors sur lesquels je reviendrai dans un prochain article.

Mais pour aujourd'hui cinq bonnes nouvelles :


1. Les pongistes ne sont pas des tendres. Leur pratique sportive exalte l'hyperagressivité. Inconciliable pour Colas Gutman qui a autant horreur de gagner que de perdre Une partie de ping-pong, à moins de se situer sur le plan de la création artistique.

2. Il vaut mieux être très grand si on vise le Haut-niveau, ce que démontre Xavier-Laurent Petit, un mordu de montagne qui est souvent parti loin et en altitude.

3. Une midinette est aussi légitime à se rêver écrivain comme Florence Seyvos, chanteuse de variétés ou vedette sportive, au moins quelques semaines, par exemple pendant tout L'été de Marie-Jo Perec.

4. L'ennui est salutaire. Il est même productif pour peu qu'on ait deux heures devant soi. C'est juste le temps nécessaire à Ellen Willer pour écrire une nouvelle, spécialité dans laquelle elle est Championne du monde.

5. Le sport est un des rares domaines où l'ado pourra dépasser ses parents (sans devoir attendre d'avoir atteint l'âge adulte). Une bonne idée que Valérie Zenatti a saisi comme on rattrape Une balle perdue.

Chaque auteur a donné un avant-goût de son style en titillant notre appétit. Pour connaître l'issue des histoires il faudra déguster le recueil ...

2 commentaires:

Cuisine Framboise a dit…

Coucou Marie-Claire, je n'ai pas encore vu le film mais entendu beaucoup de critiques et les réserves en particulier du corps enseignant.Je crois que l'auteur du bouquin n'est pas très apprécié!!! Je n'ai pas d'idée sur la question..Par contre la 4eme idée est une très bonne idée que nous avons appliquée et continuons d'appliquer. Se mettre systématiquement à son bureau même si l'on croit ne rien avoir à faire, au bout de 20mn, on s'ennuie tellement qu'on finit par faire quelque chose...Une idée de mon tendre ,souvenir de ses années d'internat. L'ennui et la routine Quel programme! Bises je mets en ligne les histoires d'Iles à la fin de la semaine

marie-claire a dit…

Je pense que le message concerne plutôt l'article sur Chagrin d'école du jeudi 25 septembre et le film Entre les murs du 26.
Un coup de fatigue sans doute.
Ce sera super de lire toutes ces histoires d'îles et les recettes associées.
Heureusement qu'on t'a pour pimenter la toile.

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