samedi 14 mars 2009

Coup de gong du Kong

C'est vrai que le cadre est magique. La cuisine y est joliment présentée. Le personnel charmant.
Mais mais mais mais

Les portions sont small size. Les serveurs ont la mémoire courte (comme c'est difficile d'obtenir une carafe d'eau, demande insuffisamment sophistiquée sans doute). L'addition est salée. N'en déplaise à Béatrice Ardisson l'endroit est somme toute bruyant et surfait.


Le décor est japonisant et kitsch à souhait. Les fauteuils semblent sages mais attention à la bascule. On croit reconnaitre un visage. C'est un autre qui surgit. Trois hologrammes pour vous tourner la tête.
Et des écrans plasma pour vous la recadrer.
Des escaliers fluo. Un sumo. Une moquette de galets. Une ambiance qui pourrait être délicieuse.

Mais mais mais mais la fête c'était hier à ce qu'on m'a dit. Le carnaval est fini. Les masques sont tombés. Ce soir les lumières baissaient d'un cran toutes les demi-heures. Nous sommes partis avant minuit.

Mais mais mais mais, ne le disons à personne !

Les curieux pourront focaliser le regard sur des zones plus artistiquement éclairées. Le hall en lui-même est un vertige.
Vu d'en haut comme vu d'en bas.
Et puis en sortant jeter un regard sur les mannequins du célèbre couturier japonais. Les cinéphiles revisionneront la bande pour vérifier que oui, c'est bien là que Kristin Scott Thomas était assise, enfin juste au-dessus, sur un fauteuil Louis XV en plexiglas transparent.
Les plus que curieux iront sur le site de cet endroit branché, désigné par Philippe Starck

Kong, 1 rue du Pont Neuf, 75001 Paris
NB : ceux qui voudraient dîner sous la verrière devront arriver très tôt pour y être placés. La maison ne prend pas de réservation. C'est le premier qui gagne et c'est une bonne idée.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Excellent article. Cela fait plaisir de lire une critique si bien tournée. Le Kong n'a se tenir à carreau.

Articles les plus consultés (au cours des 7 derniers jours)