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La publication des articles est conçue selon une alternance entre le culinaire et la culture où prennent place des critiques de spectacles, de films, de concerts, de livres et d’expositions … pour y défendre les valeurs liées au patrimoine et la création, sous toutes ses formes. A condition de cliquer doucement sur la première photo, vous pouvez faire défiler toutes les images en grand format et haute résolution, ce que je vous conseille de faire avant d'entreprendre la lecture des articles abondamment illustrés.

vendredi 30 mai 2008

NANCY en MAI : il y a Craffe et graff



Chronique nancéenne numéro 30 :

d'abord la célèbre Porte de la ville,



et maintenant, dans un tout autre style, un peu de musique pour accompagner l'image



à moins que vous ne préfériez pousser la porte et visiter ce quartier dans une ambiance encore moyenâgeuse ...

jeudi 29 mai 2008

NANCY en MAI : Confession

Chronique nancéenne numéro 29 :

Karl Lagerfeld raille les accros du téléphone portable qu'il a surnommé les "téou". Parce qu'ils démarrent systématiquement leurs conversations par "Allo, t'es où ?"

Moi, c'est la question "t'es d'où ?" que je redoute.

J'ai vécu une dizaine d'années dans plusieurs villes radicalement différentes. Si bien que la seule appartenance qu'il m'est arrivée légitimement de revendiquer fut d'être "française", au sens large. Mais depuis que j'ai travaillé à Strasbourg j'évite de me présenter sous cet angle tant mes propos naïfs déclenchaient l'animosité.
Pour les Alsaciens, je n'étais qu'une étrangère, venue de l'intérieur, comme ils disent, comprenez : de l'autre côté des Vosges.

Mes origines n'étaient pas lisibles sur mon visage mais mon patronyme franco-français et mon absence d'accent ruinaient mes tentatives d'intégration. Je garde de cuisants souvenirs de déconvenues. Comme la honte qui m'a submergée le jour où on a refusé de me louer un appartement. J'avais menti en affirmant que j'étais bilingue. J'ignorais qu'en Alsace être bilingue c'est parler français et ... alsacien.


C'est le seul endroit au monde où j'ai ressenti le malaise de l'immigré. Je n'ai jamais réussi à faire admettre la légitimité de ma présence. Dans ce contexte l'escapade d'un week-end à Nancy apportait une bouffée de liberté. L'équivalent du franchissement du rideau de fer. Le soulagement de pouvoir circuler sans devoir s'excuser d'être là. Et surtout, surtout, la promesse de croquer dans une baguette de pain croustillant le dimanche matin.

Parce qu'en l'Alsace s'appliquent encore des lois allemandes. La Sécurité Sociale rembourse à 90%, le lendemain de Noël et le vendredi Saint sont fériés. L'éducation religieuse est autorisée à l'école publique. Ce qui m'était le plus insupportable c'était l'interdiction faite aux boulangers de faire du pain le dimanche. Je n'avais alors pas de congélateur. Le pain rassis dominical était une punition héritée de la guerre ....

Et même le pain rassis n'était pas acquis. A partir de 16 heures le samedi les boulangeries n'avaient plus de pain. Ou alors il était curieusement "réservé". Au bout de quelques semaines j'avais une stratégie bien particulière pour obtenir une baguette malgré le rationnement. Je copiais l'accent alsacien et ponctuais ma demande d'un ou deux mots en dialecte. la boulangère me tendait alors un pain avec un large sourire, celui qu'on accorde au compatriote. Chaque samedi (lorsque je ne m'évadais pas à Nancy) j'usurpais une identité quelques instants, faisant de moi une sorte d'agent secret, tremblant que la ruse ne soit découverte. Je prenais soin de ne jamais chercher à acheter ce jour là du pain dans une boulangerie de mon quartier. J'allais à l'autre bout de la ville. Je n'ai jamais été démasquée.

Vous comprenez, j'imagine, pourquoi une des premières chroniques nancéennes louait le travail d'un boulanger ouvert même les jours fériés.

J'ai voulu vérifier si la situation avait évolué en Alsace. J'ai téléphoné ces jours-ci à de nombreuses boulangeries strasbourgeoises. Les 6 premières n'ont pas pu me renseigner. Elles m'ont répondu qu'elles avaient toujours été fermées le dimanche. Jolie solution qui ne règle pas la question. Mais j'en ai trouvé une qui m'affirma que oui elle était ouverte et que le boulanger pétrissait ce matin là. Elle n'a pas pu me dire depuis combien de temps. La patronne parlait sans accent.

Les temps ont bien changé !

mercredi 28 mai 2008

NANCY en MAI : Compétition ou complémentarité ?

Chronique nancéenne numéro 28 : Chauvin n'était pourtant pas nancéen

Etre né dans un terroir où l'on a pu grandir, fonder une famille, conserver ses copains d'enfance, confère une solidité qui s'accompagne d'un attachement parfois aveugle à sa région. Je comprends que l'on puisse en toute bonne mauvaise foi affirmer que l'on vit dans le plus bel endroit du monde et le défendre bec et ongles.

C'est ce que font nombre d'habitants de Nancy qui regardent Metz comme une rivale illégitime (pour connaitre aussi Metz je peux vous dire qu'on s'y sent autant lorrain de pure souche qu'ailleurs). On appelle cela du chauvinisme, du nom d'un soldat qui serait né ... à Rochefort et qui fut le héros d'une légende incarnant le patriotisme napoléonien.

Tout est prétexte à se mesurer. J'entends proclamer que Nancy reprend le dessus sur sa voisine parce que les équipes de basket et de football sont toutes deux en Première Ligue. Je vois comparer les niveaux de population : Metz est gagnante sur le nombre d'habitants (125 000 contre 106 000) mais Nancy la devance si on prend toute l'agglomération en considération (300 000 contre 215 000).

Bénéfice à Metz coté infrastructure avec une autoroute tracée à 15 km au Nord, une gare TGV et un aéroport plus proches.

Nancy se prétend plus animée avec une vie estudiantine dynamique à l'image des 24 heures de Stan qui viennent de se dérouler encore cette année dans une franche bonne humeur. Pour en savoir plus sur cette manifestation originale pilotée par l'ENSAIA (l'Ecole Supérieure d'Agronomie et des Industries Alimentaires) cliquer ici.

Sur le plan touristique, place d'honneur à Nancy pour son patrimoine, ses musées, sa proximité avec les Vosges, réservoir d'oxygène. Sur le plan économique, avantage à Metz avec ou grâce au magnétisme luxembourgeois qui dope l'emploi et les investissements.

Poursuivre l'inventaire des paramètres pourrait exacerber les rivalités entre les deux pôles à l'instar des bagarres que se livraient les enfants de Longeverne et de Velrans dans la Guerre des Boutons de Louis Pergaud dans les années 60.

Ce serait aussi oublier que c'est l'union qui fait la force.

mardi 27 mai 2008

NANCY en MAI : Petit dîner entre voisins

Chronique nancéenne numéro 27 : ma petite quiche

Ce soir c'est la Fête des voisins et je me suis inscrite avec des amis. J'ai dit que j'apporterai un plat salé. Je ne suis pas à Nancy pour l'occasion. Mais pour vous tenir au courant dans une chronique, forcément il faut cuisiner quelque chose de lorrain, histoire de rester dans le ton. Une recette que j'aménage pour tenir compte que je n'ai pas de pâte et que j'ai envie d'innover. Ce sera la touche verte apportée par la menthe, le parfum en plus. Voilà la recette :

  • 150 g de farine
    4 œufs
    1 cuillerée à soupe de crème fraîche
    1/2 l de lait
    100 g de lard fumé
    70 g de gruyère râpé
    15 g de beurre
    poivre du moulin et surtout un grand bouquet de menthe fraîche


Je casse les œufs que je mélange, entiers, dans un saladier. Je verse la farine tamisée. J'incorpore la crème fraîche puis, petit à petit, le lait froid. J'ajoute le lard en petits dés, ainsi que le fromage râpé. Je donne un tour de moulin à poivres (j'ai mis un "s" parce que c'est un mélange de plusieurs poivres et même de coriandre). Je hache au hachoir (depuis que je l'ai ressorti de son placard je m'en sers tous les jours) un bouquet de menthe fraîche coupée à l'instant devant ma fenêtre.
Je verse dans un plat rectangulaire, préalablement beurré et je fais cuire à four moyen 180° (th6), pendant 40 mn, ou 50, je n'ai pas trop comptabilisé. J'ai même fini par remettre en route la chaleur tournante pour accélérer la cuisson, de peur d'arriver en retard. Cela eut pour effet de faire gonfler " l'appareil " comme disent les cuisiniers avertis. On dirait un soufflé. Magnifique, non ?


Un jour prochain je vous raconterai la soirée. Pour l'heure, je me sauve !

lundi 26 mai 2008

NANCY en MAI : Surtout ne pas perdre la boule ...

Chronique nancéenne numéro 26 :
Quand je suis à Nancy, j'habite juste en face de cette salle de cinéma et c'est très agréable d'aller voir un film dans de bonnes conditions de confort. Mais ce n'est pas que cela ...

Juste sur le côté il y a plusieurs restaurants et ...
... un bowling qui est bien sympa pour une soirée. Il ne faut pas être trop pressé de lancer la boule, surtout en fin de semaine. Malgré ses 24 pistes on peut attendre un très long moment qu'une piste se libère. Vous me direz que comme c'est ouvert 7 jours sur 7, de 14 heures à 2 heures du matin cela laisse de la marge ...
Après une bonne "toile" regardée dans un fauteuil moelleux le bowling apparait comme une véritable activité sportive. La boule pèse tout de même quelque 8 kilos. Au début cela surprend. A la fin de la partie cela se sent dans le biceps.
Quand la photo a été prise je n'avais aucune chance de faire un strike (abattre les 10 quilles d'un coup). Le spare n'a pas davantage été possible avec le coup suivant (abattre les 10 quilles en deux lancers). La boule est "bêtement" partie davantage sur la droite dans la goulotte : Score nul.

C'est comme pour les macarons, il faut s'entraîner avant d'espérer gagner. Mais on a passé une super soirée !

dimanche 25 mai 2008

NANCY en MAI : Macaron-ci, macaron-là

Chronique nancéenne numéro 25 : La fête ... aux macarons
Cela fait pile un mois que je m'exerce dans la réalisation de macarons. Depuis que Claudia, de Cuisine Framboise a lancé un jeu combinant littérature et cuisine dont elle publie les associations sur le blog La Petite Madeleine, un nom bien lorrain pour quelqu'un qui vit dans un département de rêve, à des milliers de kilomètres. C'est cela le (petit) miracle Internet que d'abolir les distances.

Cet anniversaire coincide avec le défi d'écrire une chronique par jour en lien avec Nancy. Je ne maitrise pas encore l'art de la macaronnade mais les macarons d'aujourd'hui sont en progrès par rapport à ceux que j'avais photographiés la première fois. Cela ressemblait à des macarons. Cela avait le goût des macarons. Mais pour ce qui était de la texture ce n'était pas au point. Plutôt genre gâteau sec si vous voyez ce que je veux dire.

Experte en meringue, je n'admettais pas de louper régulièrement des macarons alors que je suivais scrupuleusement les recettes piochées à gauche ou à droite.
Parce que un macaron ce n'est jamais qu'une meringue additionnée de poudre d'amandes. Les différences majeures restent la durée de la cuisson et la température du four. Deux paramètres liés entre eux d'ailleurs. J'avais beau les faire varier corrélativement (si je diminue la température je diminue le temps de cuisson et inversement) rien n'y faisait. Alors forcément, quand j'ai lu l'autre jour que Bernie faisait des meringues à la poudre d'amandes ma perplexité a monté d'un cran.

J'en ai discuté avec elle sans comprendre où était le problème. je suis retournée sur le blog de la spécialiste, MacaronGirl, en essayant de ne pas flancher tant ses photos sont belles et j'ai recommencé en suivant les proportions de sa recette de base. Première piste : je devais mettre trop de sucre glace et cela pouvait durcir la friandise. Deuxième piste : j'ai coupé la "chaleur tournante". Il me semble que ce fut crucial.


Mais ce qui a été sûrement déterminant c'est l'emploi de cet appareil là. Je l'avais mis au placard depuis qu'une des deux lames s'était brisée. On peut toujours se moquer de ma manie de tout conserver "au cas où". Ce type d'engin, lourd donc stable, (surtout avec le récipient sur le dessus) ne se fabrique plus et je ne l'abandonnerai que lorsque j'aurai retrouvé le même (en meilleur état) dans un vide-grenier. Pour l'heure non seulement je m'en contente mais il m'est indispensable.

En mixant, en petites quantités, la poudre d'amandes avec le sucre glace dans le hachoir, j'ai obtenu le fameux "tant pour tant" d'une finesse exceptionnelle, qualité essentielle pour un résultat optimal.


Le plus surprenant c'est que si la moitié de la fournée (jugez par vous-même sur la photo ci-dessus) ressemble vraiment aux macarons classiques, bien lisses, (ceux là mêmes qui sont vendus chez les pâtissiers assemblés deux par deux avec une ganache ou une confiture) l'autre moitié est craquelée et tient davantage de la spécialité nancéenne des Soeurs Macarons, exceptée la couleur puisque les macarons de Nancy sont couleur noisette.

Ils ont tous cuits dans le même four en même temps. Il y a en cuisine des mystères insensés.

Pour ce qui est de la couleur je suis là encore loin d'être au point.
Un jour, j'avais ajouté du colorant noir et ils étaient sortis bruns clairs du four, quoique noirs à l'intérieur. (Et alors toujours aussi secs).

Cette fois je voulais un rose soutenu ... framboise ... je n'ai obtenu qu'un joli pastel. Sûrement une question de dosage car pour le coup j'avais du colorant de pro.
Avec de nouveaux efforts et une détermination sans faille je vais bien finir par être prête dans un nouveau mois pour passer le Bac es-macaron !

samedi 24 mai 2008

NANCY en MAI : Mon petit lapin

Chronique nancéenne numéro 24 : a-t-il bien du chagrin comme dans la chanson ?


J'en ai vu partout. A croire qu'ils avaient envahi la ville ...
Il y en avait à la Pépinière







Dans les vitrines des boutiques comme ici rue d'Amerval



Et même chez Daum !




Je confirme l'opinion couramment répandue que les lapins sont très prolifiques.

vendredi 23 mai 2008

NANCY en MAI : rue Saint-Georges

Chronique nancéenne numéro 23 : une pharmacie qui donnerait presque envie d'être malade


C'est encore plus beau que sur la photo. A l'angle de la rue Saint-Georges et de la rue Saint-Dizier. Il s'agit de la pharmacie du Point Central. On doit les céramiques à René Ebel, dont l'atelier se trouvait à Paris, 47 rue de Paradis. Elles ont été réalisées début XX° siècle.

Difficile d'en apprendre davantage. Si ce n'est que cet artiste avait ses entrées dans le monde céleste puisqu'il a fait aussi les céramiques des murs de la boulangerie "Au Moulin de la Vierge", 105 rue Vercingétorix, dans le 14° arrondissement de Paris. Une adresse que je connais bien pour avoir habité à deux pas. Décidément que le monde est petit !

Je n'en sais pas plus, mais peut-être me transmettrez-vous des informations supplémentaires ...

jeudi 22 mai 2008

NANCY en MAI : Madeleine elle aimera çà

Chronique nancéenne numéro 22 :

Au lieu d'hésiter entre les bonbons qui sont tellement bons et les fleurs qui sont périssables, Jacques Brel (mais il n'était pas lorrain, on le pardonne) aurait pu offrir ces petits gâteaux avant de chanter Madeleine elle aimera çà !
Il suffit d'avoir sous la main :

150 g de farine, 150 g de sucre, 1/2 sachet de levure
125 g de beurre, 2 gros oeufs
1 pincée de sel, un zeste de citron

Battre les œufs entiers avec le sucre et la pincée de sel, jusqu'à ce que le mélange soit presque blanc.
Incorporer peu à peu farine, levure, beurre fondu, zeste de citron.
Si vous n'êtes pas trop pressé, laisser au frigo une bonne heure.
Remplir chaque moule (beurré et fariné s'il est métallique) à moitié.
Cuire feu doux 5 à 8 minutes (th 5), puis four chaud 10 minutes (th 7).
Le principal est de créer un "choc thermique" entre le frigo et le four, ce qui assurera le gonflement de la madeleine.

J'ai toujours entendu dire que c'est la marquise Perrotin de Baumont qui fit goûter ces friandises à ... Stanislas, évidemment, en 1755. On comprend que la recette soit vite devenue populaire. C'est tout simple. Et c'est tout bon. La cuisinière s'appelait Madeleine. C'est fort élégamment qu'on appela les gâteaux du nom de celle-ci. C'est là que l'histoire me surprend : pourquoi le prénom de Madame la marquise n'a-t-il pas eu la préférence ?

mercredi 21 mai 2008

NANCY en MAI : Tous les chemins mènent à Rome

Chronique nancéenne numéro 21 :
Je me souviens de la place Stanislas asphyxiée par les embouteillages. j'avoue avoir été aussi ridicule que beaucoup d'autres automobilistes à tourner autour de la statue en plein été avec le toit et les fenêtres de la voiture ouvertes.
Avoir restitué l'espace aux piétons est un progrès formidable dont profitent les touristes pour découvrir des lieux exceptionnels aussi bien que les indigènes (c'est comme cela qu'on appelle tout habitant vivant sur place ...). On peut marcher le nez en l'air sans craindre l'accident.

Par contre la luminosité du sol trop réfléchissant est difficilement supportable en journée. On m'a dit que c'était mieux comme cela parce que çà réchauffe une région où il fait souvent froid. C'est un point de vue.


A tout prendre je préfère la place le soir.

Quand une lumière violine éclaire les façades de l'hôtel de ville.
Quand des nuages roses griffent un ciel encore pastel.
Quand la blancheur des pavés s'est atténuée.
Alors éclatent les dorures des statues.
Un carillon égrène 9 coups.
Un gitan arrive à bicyclette, s'installe à la terrasse d'un café et branche sa guitare électrique.
La musique entraînante concurrence les jets d'eau.
Les terrasses débordent de consommateurs joyeux et détendus.


Je ne sais pas ce qui dans tout cela influence ma perception mais je trouve qu'il y a quelque chose de romain dans l'atmosphère. On se croirait plus au Sud, en Italie, et la brasserie qui jouxte l'opéra porte bien son nom. Ave César !



mardi 20 mai 2008

NANCY en MAI : Grande roue et Grande rue

Chronique nancéenne numéro 20 :

Il faut savoir lever les yeux. Le spectacle est partout.


La grande roue s'est longtemps détachée au bout de la rue Gustave Simon. Combien d'entre nous remarquaient il y a encore quelques jours les nacelles évoluer comme des pointillés lumineux au-dessus du Jean Lam ?

La fête foraine de Nancy est la plus grande installation non permanente d'Europe ! Voilà un record de plus pour la ville.

Certaines fins d'après-midi, la lumière rasante fait briller les clochetons de la Grande Rue, ce qui sera davantage spectaculaire, je vous l'accorde, quand les travaux de rénovation du musée lorrain auront été achevés. Pardonnez-moi, mais je dois tronquer la photo pour ne pas laisser apparaître de disgracieuses bâches.


lundi 19 mai 2008

NANCY en MAI : Un golf en ville

Chronique nancéenne numéro 19 : ... en plein centre urbain

Un parcours en terre battue, c'est vraiment exceptionnel !


D'accord, c'est un mini-golf, mais on peut y aller à pieds en sortant du travail, de l'école ou d'un restaurant puisqu'on est à deux pas de la rue Gourmande ... au centre du parc de la Pépinière.

dimanche 18 mai 2008

NANCY en MAI : Un tramway nommé désir

Chronique nancéenne numéro 18 : ou un tramway qui laisse à désirer ?
Comme je l'écrivais le 3 mai : on ne peut pas gagner tout le temps ! Le rêve footballistique entretenu depuis 35 semaines s'est écroulé hier soir. Pourtant le classement à la seconde place est un beau résultat qui mérite chapeau bas. Il faut dire qu'on est habitué à Nancy aux dérapages, en l'occurrence ceux de son tramway, lequel n'a pas toujours fait parler de la ville d'une manière positive.

Sans remonter très loin dans le temps il faut tout de même se rappeler qu'en 1925 pas moins de 14 lignes de tramway desservaient 92 kilomètres. Mais le public commençait à sérieusement préférer l'automobile. Progressivement, on abandonna le tramway au profit de l'autobus. Il fallait bien conserver une petite place aux transports collectifs. En 1958 il n'y a plus du tout de tram à Nancy.

Les embouteillages s'intensifient rapidement, sans qu'aucun remède (si on peut appeler ainsi les feux tricolores, les sens uniques et les tentatives d'onde verte) ne fluidifie durablement le trafic.

Parallèlement le tramway revient à la mode et, à partir de 1974, de nombreuses villes françaises sont sollicitées pour le réintroduire. Nancy refuse l'expérience au profit de l'aventure du trolleybus articulé dans les années 80 ... puis brutalement se lance dans la seconde phase de développement du tram dans les années 90. Avec une impatience effrénée!

D'où le titre de l'article, en clin d'oeil au Streetcar Named Desire, titre d'une pièce de théâtre écrite par Tennessee Williams, jouée pour la première fois en 1947, avant d'être filmée par Elia Kazan. L'intrigue se passe en Louisiane, dans le Quartier Français de La Nouvelle-Orléans où le tramway en question a circulé rue Saint-Charles dès ... 1835. C'était une première mondiale !

On aime à Nancy être en avance sur son temps.
Il y a eu l'Art nouveau. Il y a eu le nouveau tramway.
Les élus jouent les pionniers en optant pour une technologie de pointe, celle du tram sur pneus.
Des travaux pharaoniques sont déployés. La circulation est déviée. Pendant des mois on ne sait plus par où circuler. Les politiques ne veulent pas attendre 2001. La mise en service est trop précipitée. Ce tramway est vite connu davantage pour ses incidents à répétition que pour son avance technologique. Aucun autre au monde ne fonctionne comme lui, à la fois sur pneus comme un trolley et partiellement avec un rail de guidage, sur support guidé et non-guidé, à alimentation électrique et diesel.

Il n'a pas la beauté du tramway orléanais qui glisse comme une longue chenille sur l'herbe verte. Il n'a pas l'originalité du cable-car de San Francisco qui doit lui aussi gravir de fortes pentes. L'avenue du Général Leclerc n'est pas la mythique rue Saint-Charles de la Nouvelle-Orléans.

Les poteaux de fer ont beau ressembler vaguement à des ananas, on ne peut pas dire que tous ces fils électriques tendus devant l'église Notre Dame de Lourdes mettent
le quartier en valeur. On a plutôt le sentiment de traverser une zone-tampon entre Allemagne de l'Ouest et de l'Est.


Finalement on s'y est fait. Ses avatars sont presque résolus. On parle désormais de succès. Et on commence à évoquer une seconde ligne. Subsistent
des inquiétudes sur sa maintenance puisque Bombardier en a arrêté la fabrication. Mais quoiqu'on en dise unique il fut, unique il restera.


Pour en savoir davantage sur l'histoire des tramways nancéens, lire le long article de wikipédia

samedi 17 mai 2008

NANCY en MAI : les Gaufres lorraines

Chronique nancéenne numéro 17 : une autre institution nancéenne.

Je ne me suis pas arrêtée l'autre soir rue Gourmande comme je l'annonçais. Mes pas m'ont ramenée vers la place Stan et je n'ai pas résisté, malgré l'attroupement, à prendre patiemment rang pour choisir, non pas une gaufre, mais un cornet de glaces, que j'ai pu déguster en admirant les dernières créations Daum dans les vitrines de la boutique adjacente .

Les Gaufres lorraines sont un passage obligé à chacun de mes séjours. Depuis plus de vingt ans il n'y a pas une fois où je n'ai été surprise par un parfum nouveau. Cette fois-ci c'est la glace à l'aneth et à la jonquille. Mais j'aurais pu essayer la rhubarbe et le coquelicot.

L'été dernier c'était mimosa, madeleine et violette. Mais on y sert aussi vanille, chocolat et les fruits les plus classiques.

C'est ouvert, au moins de 11 heures à 23 heures, et jusqu'à 1 heure du matin en été.
"Au moins", parce que si la météo est favorable les vendeuses sont appelées avec quelques heures d'avance. Et il faut avoir vécu la longueur de la queue, la nuit, en juillet-août, dès la fin du spectacle de son et lumières, pour mesurer la cote de ce glacier.

vendredi 16 mai 2008

NANCY en Mai : Daum

Chronique nancéenne numéro 16 : que du verre ?

Daum est indissociable de Nancy.

Autrefois un atelier de fabrication se trouvait ici et je me souviens avoir assisté à des démonstrations avec mes enfants dans ce bâtiment qui conserve le magasin de vente de second choix.

La maison est ultra-connue et si vous voulez tout savoir, je vous renvoie sur le site Daum

Je me contenterai aujourd'hui de vous montrer quelques gros plans de quelques réalisations que j'ai été autorisée à photographier :

Ne vous fait-il pas penser au lion de Bartholdi qui surveille la circulation à Paris,
place Denfert-Rochereau ?


On ne dira pas de celle-ci que Rose elle a vécu ce que vivent les roses l'espace d'un matin ...

Les ours de la Pépinière seraient-ils de retour ?

Il va falloir casser sa tirelire pour acquérir ce petit cochon


Ou cet oiseau germanique


A moins que vous préfériez cet énigmatique chat égyptien ?

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