Publications prochaines :

La publication des articles est conçue selon une alternance entre le culinaire et la culture où prennent place des critiques de spectacles, de films, de concerts, de livres et d’expositions … pour y défendre les valeurs liées au patrimoine et la création, sous toutes ses formes. A condition de cliquer doucement sur la première photo, vous pouvez faire défiler toutes les images en grand format et haute résolution, ce que je vous conseille de faire avant d'entreprendre la lecture des articles abondamment illustrés.

vendredi 19 septembre 2008

Partons maintenant en SUISSE

C'était l'invité d'honneur de la Foire aux fromages d'Antony l'an dernier. Leur stand était pris d'assaut par une clientèle convaincue. Pour ma part j'avais été initié à ces fortes saveurs (car c'est une idée reçue que de croire que les fromages suisses sont aseptisés) il y a quelques années.

J'ai goûté avec délice le sbrinz, un fromage au nom bizarre qui est en fait l'ancêtre du parmesan et que nous trouvons rarement chez nos crémiers. Sa texture granuleuse ravit mon palais.

J'ai retrouvé aussi le vacherin fribourgeois, dont l'affinage en toile procure un côté charnu mais onctueux en bouche. Six mois d'affinage suffise à lui donner une rusticité appréciable.


Impossible ne ne pas me laisser tenter par la tête de Moine, qui est découpée à la girolle. Ce fromage-là vous l'avez sans doute déjà rencontré dans les hypermarchés. Vous avez du vous demander pourquoi il était chiffonné dans les barquettes. Vous saurez pourquoi .... Et surtout refusez de l'acheter si on vous le sert en tranche : il n'aurait plus de saveur !

J'ai fait aussi une découverte avec l'Etivaz. Un fromage de vache, lui aussi, fabriqué en alpage, au chalet, entre 1000 et 2000 mètres d'altitude, uniquement avec des laits d'été (d'où son nom) de mai à septembre. C'est dire combien c'est un produit rare qu'il fallait se dépêcher de déguster.

jeudi 18 septembre 2008

Un Fromage des CAUSSES de l'AVEYRON

Vous le connaissez bien sûr mais sous le nom de Roquefort. Une dénomination qui a elle seule promet le bonheur en bouche. Ceux qui voudraient tout savoir de ce produit pourrons plonger dans le site dédié.

Pour les autres j'essaierai de restituer l'essentiel de la leçon que m'a donné Michel Hartané pour m'aider à m'y retrouver entre trois roqueforts différents d'une même marque-mère, Société.

Ils sont tous faits avec le même lait de brebis, fabriqués en plaine, montés en affinage à Roquefort au moins 3 semaines puis redescendus dans d'autres caves pour stockage avant expédition. Ce qui fait toute la différence c'est la variété du pénicillium (le champignon qui ensemence le fromage) qui sera employé.

Trois champignons différents pour trois goûts différents.

Le 1863 est le plus classique. Son goût se révèle particulièrement salé.

Le Templier est plus puissant, plus moelleux, un peu moins salé. son aspect est plus noir.

Voici le dernier, soit-disant la petite fille en occitan, Le Baragnaude, qui fait éclater les arômes du "beurre". C'est comme cela qu'on appelle le fromage. Le gouter c'est l'adopter. Ce sera difficile pour moi de redescendre en gamme.

Et puisque la Foire aux Fromages d'Antony est aussi une Foire aux vins je vous suggère le Saint Jean Bouche d'Or pour l'allier à ce fromage d'exception. C'est un vin passerillé, qui est issu de raisins secs pressés. Vous devinerez que le rendement n'est pas énorme. Il faut six fois plus de grains que pour un vin rouge classique.

Il est présent sur la foire d'Antony depuis très longtemps, proposé par les moniales orthodoxes du Monastère de Solan.

Je dois sa découverte à Marie qui anime, entre autres, un très dynamique blog consacré aux fromages et qui m'avait donné plusieurs pistes pour réussir cette visite de la Foire.

mercredi 17 septembre 2008

LE FROMAGE DU CARLADES : un nouveau fromage découvert à ANTONY

Quand 5 producteurs de lait (dont une femme) de la région de Vic-sur-Cère, de la Vallée de la Cère et du Goul, autrement dit du territoire du Carladès, s'associent et décident de créer un nouveau fromage, cela donne une pâte proche du Saint-Nectaire, en plus doux et en plus moelleux, et une croute boutonnée qui au fur et à mesure d'un affinage entre 90 et 120 jours révèle des boutons, légèrement orangés, un peu comme le ferait un Cantal.
Le voici :
Il s'appelle le fromage de la Vache Rouge. Il est 100% au lait de vache Salers, avec seulement 22% de matières grasses. Il est né le 1er juin de cette année. On doit sa fabrication à l'ENIL, Ecole nationale d'industries laitières. Il était à l'honneur à Antony (92) mais n'est encore disponible que dans la région d'Aurillac.






La race de Salers est très imposante de par sa stature, dont on se rend à peine compte sur cette photo de bœufs aux nom évocateurs de leur robe : Charbon et Goudron .







Contact: SARL Val'lait Salers - 15800 Raulhac

mardi 16 septembre 2008

LENTILLES A LA MODE

La dégustation de la confiture de lentilles (dont je parlais dans le billet d'hier) a été une vraie découverte ... une fois l'effet de surprise passé. J'avais d'abord cru à une plaisanterie. Je connaissais la confiture de tomates vertes, et même les beignets (quel excellent film au demeurant que celui qui reprend cette expression !) mais de lentilles .... c'était pour moi inimaginable !

C'est pourtant une idée que l'on doit à un producteur qui l'a exprimée en plein Conseil d'administration de je ne sais plus quelle instance régionale. Après avoir fait ses propres essais il a trouvé un spécialiste de la transformation des petits fruits qui assure désormais la fabrication de manière professionnelle.

Serge Ramadier ( photo de gauche) défend avec conviction et passion la promotion de ses produits. Il ne m'a pas révélé le nom de son confiturier mais j'ai eu tôt fait de le repérer . Quelques mètres plus loin je tombe en arrêt sur de la confiture ... d'asperges. Son créateur est sympathique (photo de droite). La conversation s'engage. Je lui fais part de ma découverte. Il me répond la connaître : c'est moi qui la fait ! (le monde est petit ....) Et elle m'a valu le Goudot d'argent aux Européennes du Goût d'Aurillac.
Bernard Rochon réalise aussi toute une gamme de vinai
gres aromatiques, de sirops et même des glaces. Les visiteurs de la foire se pressaient devant les bacs. Sa glace de châtaigne avait un succès fou.

Outre le fromage de Cantal on peut associer la confiture de lentilles avec le foie gras, une faisselle de fromage blanc, sur une pomme cuite au four ou sur une assiette gourmande composée de glaces de divers parfums.

Pour l'instant on ne la trouve que dans les bonnes épiceries de Saint-Flour. Mais comme la Grande épicerie du Bon Marché (qui n'a de bon marché que le nom, mais c'est une toute autre histoire) présente déjà la lentille blonde de Saint-Flour, cette confiture arrivera sûrement bientôt sur les tables parisiennes. J'ai entendu dire aussi qu'une caverne d'Ali Baba bien connue des gourmets pourrait bien s'y intéresser aussi : la maison Israël. (mais ce n'est pas encore acquis)

Quant à la lentille blonde de Saint-Flour, on me dit que sa cuisson est plus rapide que celle des autres lentilles parce qu'elle est plus petite. A une époque où on est si pressé c'est peut-être un argument qui compte. Je préfère celui qui touche ses qualités digestives et gustatives : elle est plus douce et a une saveur de châtaigne. C'est cette saveur là qui est exaltée dans la version "confiture", avec un prolongement d'arôme de réglisse.


Il existe aussi de la farine de lentilles blondes. Pour le moment je ne peux rien en dire. Mais j'ai un sachet d'un kilo qui me fait de l'œil dans un panier. La vie est toute entière ponctuée de hasards : j'ai voulu faire une pause entre deux stands et me suis laissée attirer par l'exercice de la pesée. Il s'agissait d'évaluer le poids d'un panier garni. J'ai donné une réponse comme une cinquantaine d'autres participants. Elle a été notée sur un carnet à souches et oh surprise, je fus la plus proche du poids réel avec une estimation de 14 kg 360 de produits que j'ai gagnés à la loyale. Voilà comment je suis rentrée (entre autres) avec cette farine et bientôt je vous livrerai les recettes que j'aurai expérimentées. D'ailleurs si vous avez des idées ...

La lentille blonde est un des produits "sentinelle" de la fondation Slow Food. Selon leur propre définition, Slow Food est une association qui s'oppose aux effets dégradants de la culture de la fast-food qui standardisent les goûts ; qui promeut les effets bénéfiques de la consommation délibérée d'une alimentation locale; qui a des programmes d'éducation du goût pour les adultes et les enfants; qui travaille pour la sauvegarde et la promotion d'une conscience publique des traditions culinaires. Tout un programme !

Contacts :
Serge RAMADIER, SARL la "Lentille Blonde" , 15100 Saint-flour, 06 65 53 65 87 (ou 04 71 60 51 57)
Bernard ROCHON, la Roche aux fruits, l'hopital, 15160 Allanche, 04 71 20 49 81
La Maison Israel Epicerie du Monde - 30 Rue François Miron - 75004 Paris - 01 42 72 66 23

lundi 15 septembre 2008

Quelle est la troisième appellation d'origine française (derrière le Comté et le Roquefort) ?


Le Cantal bien sûr ! Une AOC qui existe depuis 1956.

Ce qui n'empêche pas ses producteurs de songer à s'inscrire dans les nouveaux modes de consommation. Davantage que le grignotage on pense au moment de l'apéritif ou des mises en bouche qui précèdent les repas.

C'est l'occasion de faire découvrir à vos invités le Cantal découpé par exemple en fines tranches de forme carré que vous ponctuerez d'une minuscule cuillerée de confiture qui exaltera la puissance du fromage. Les puristes choisiront de l'Entre-Deux, c'est-à-dire un fromage qui aura été affiné entre 90 et 210 jours. Qui ne sera ni trop jeune, ni trop vieux. Dont les arômes seront mesurés.

Comme confiture vous avez le choix entre les classiques baies historiques des montagnes voisines : myrtilles, framboises, ...etc ... Vous pourrez opter pour la confiture de figues qui plait beaucoup depuis quelque temps. La confiture de châtaignes s'accordera très bien aussi avec le produit. Mais ma préférence se porte de loin sur la confiture de lentilles dont je vous parlerai demain avec plus de détail.

dimanche 14 septembre 2008

CANTAL A L'HONNEUR

Ce week-end la Foire aux fromages et aux Vins d'Antony (92) a animé le quartier Saint-Saturnin pour la 22ème année.

Je reviendrai sur de nombreux stands que j'ai appréciés.

Certains sont des valeurs sûres, que les clients fidèles retrouvent chaque année avec bonheur. D'autres sont des nouveaux venus. Ils ont réussi à me surprendre avec des produits originaux.

Et puis les cantaliens, qui étaient les invités d'honneur, prendront place avec leurs spécialités.

Tous ont en commun la gentillesse et la qualité.

Ces jours-ci le blog sera éclairé de leurs sourires à tous. J'ai voulu vous en donner un avant-goût sans attendre. A bientôt donc sur ces pages ... que vous lirez avec appétit sans doute.

mercredi 10 septembre 2008

Bérangère Claire, la styliste sarregueminoise, coqueluche des parisiens et des japonais « branchés »

Bérangère Claire est une styliste qui compte de plus en plus dans l’univers des créateurs qui ont la cote auprès des jeunes. J’avoue que j’ai découvert ce nom sur une liste de personnalités lorraines. (J'ai eu l'occasion de vous confier que j'écrivais des portraits pour le blog du Comité régional de tourisme de Lorraine. Et je reprends ici le dernier que j'ai publié). Quelques clics plus tard, Internet me révélait l’ampleur du succès de cette jeune trentenaire. Une conversation avec des adolescents acheva de me convaincre du phénomène. La preuve que sans moyens financiers importants on peut encore réussir. La recette tient en quelques lignes :
  • Conjuguer travail, talent et carnet d’adresses.
  • Mobiliser famille et amis.
  • Utiliser intelligemment les outils de communication électronique
  • Suivre ses intuitions (ce que d’autres appelleraient avoir de la chance) et adopter une attitude positive.

Sa maman tient une boutique de prêt-à-porter à Sarreguemines. On pourrait croire que Bérangère Claire était donc prédestinée à devenir créatrice. Elle entreprend les études de stylisme dont elle rêve à ESMOD. Elle évolue ensuite comme assistante costumière et styliste dans des chaînes de télé (Comédie, Canal + et MTV). Elle a un bon coup de crayon. Mais le vrai déclic, c’est à New-York qu’elle va l’avoir, en apercevant dans une vitrine une chemise qui correspond à ses rêves mais qui n’entre pas dans son budget. C’est à cette frustration que ses compétences vont s’atteler. Elle se souvient :

Après 6 mois aux Etats-Unis j’ai installé un atelier chez mes parents, à Sarreguemines avec deux machines à coudre. J’ai dessiné mon logo. Puis douze modèles dans trois matières, autour de ces fameuses chemises à carreaux qui ont fait beaucoup parler. Je savais comment fonctionnaient les bureaux de presse. Alors j’ai créé un site sur Internet qui m’a très vite donné une image de professionnelle. Les commandes sont arrivées dans la foulée. Et de fil en aiguille, un an après, je suis revenue à Paris. J’habite Montmartre. C’est un pur hasard, mais j’adore ce quartier. Mon appartement me sert d’atelier et de showroom. Et ma troisième collection sort dans quelques jours.
La famille et les amis semblent avoir joué un rôle déterminant dans votre parcours…
L'aide de ma famille s'est faite tout simplement et naturellement. Je pense que comme pour toute entreprise qui démarre, on va chercher les premiers coups de mains dont on a besoin dans son entourage. C’est mon père qui expédiait les premières commandes. Ma petite sœur prenait la pose pour les photos comme un mannequin professionnel. Un ami a conçu le site, un autre m’aide pour la comptabilité.
Bérangère Claire travaille encore seule. Ses vêtements sont toujours fabriqués en France. Elle garde la tête sur les épaules et entend conserver sa ligne directrice. Mais elle ne serait pas opposée à une association avec La Redoute ou une autre chaîne de grande distribution pour quelques modèles, ce qui élargirait la démocratisation de la marque sans la dévaloriser. Actuellement, et bien que ses vêtements s’adressent à tout le monde, ils se situent dans une gamme de prix qui n’est accessible qu’à une certaine élite.

La plupart des vêtements sont rebrodés avec une tête de cerf sous une croix de Lorraine. C’est devenu l’emblème de la marque. Comment vous en est venue l’idée ?
Je suis très attachée à mes racines d’où la Croix de lorraine. Je voulais aussi que mon logo soit assimilé à un blason à l’instar des universités américaines. J’ai cherché quelle mascotte je pouvais utiliser. C’était de toute évidence une tête de cerf. A cause de la splendeur de cet animal présent dans nos forêts. (Berangère Claire prétend ne pas être superstitieuse et ne pas avoir de porte-bonheur. Mais je gage que ce cerf majestueux protège son succès.)
Que dire de votre style ? La première collection a été très remarquée par la présence de carreaux…
Mes vêtements sont des basiques que j’ai revisités. Dans des matières aussi simples que confortables : le coton, la laine, le cachemire ou le molleton. Mes goûts me portent vers tout ce qui est classique et formel. (Elle me confie que son rêve serait d’avoir un budget shopping illimité dans un grand magasin parisien et que son premier coup de cœur serait pour un sac Chanel… On imagine très bien). Je dessine surtout ce que j'ai envie de porter. Il me semble que c'est la meilleure façon d'être sincère dans la création en général. Je suis perçue comme pointue et très branchée peut-être parce que mes vêtements sont à la fois décontractés et habillés.
J’ai été sans doute une des premières à re-sortir les carreaux et je suis identifiée par cela. Il y a trois carreaux différents dans la première collection, quatre ensuite. Les carreaux peuvent se décliner à l'infini et je compte en avoir dans chacune de mes prochaines collections. Ceci dit, je ne suis pas visionnaire sur 10 ans, ce n'est donc pas une promesse! Il y en a en tout cas dans la collection Automne-Hiver 08 et il y en aura encore dans la collection Printemps-Eté 09. Mais je peux d’ores et déjà annoncer aux lecteurs que pour cette dernière collection, j'ai également utilisé des rayures pour certains modèles de chemise.
En voici la preuve en quelques photos, en avant-première pour les lecteurs du blog :





Et si vous deviez dessiner une robe de mariée ?

Jamais il n’y aura de robe de mariée dans mes collections. Ce n'est pas vraiment dans mes cordes. Mais mettons que si je devais en dessiner une, elle serait très simple, peut-être en voile de coton blanc.

Où peut-on trouver vos vêtements ?

Il y a 4 boutiques à Paris-région parisienne et 6 en province qui les distribuent (voir liste en fin d’article). Mais le site Internet demeure la plus grande vitrine. La collection Automne-Hiver y sera consultable à partir de la mi- septembre à l’adresse www.berangereclaire.com

Le succès ne semble pas avoir fondamentalement changé Bérangère Claire qui conserve la tête froide. Elle continue sa route, tout simplement. Comme des milliers de femmes elle avoue que le chocolat est son péché mignon. Elle m’a fait découvrir une spécialité lorraine, les mehlknepfle, qui sont des quenelles de farine que l’on fait aussi en Alsace. Il faut dire que Sarreguemines est limitrophe. A défaut d’imiter Bérangère Claire en couture vous pourrez réaliser sa spécialité préférée. Pour celles qui voudraient se lancer je joins le lien vers une recette simple, dénichée sur un blog : comme voulvoul

Liste des points de vente : A Paris et en région parisienne

Aimecube
7, rue Vauvilliers
75001 Paris

Adeline Affre
9, bis passage thiéré
75011 Paris

Loisaida
9, rue Tiquetonne
75002 Paris

Blackstar Drugstore
24, rue de France
77300 Fontainebleau

En province:

LeGrand Bag
2, Impasse de la Salle
51100 Reims

Abaka
6, rue de France
06000 Nice

Chocolate
1, rue de l'Horloge
Nîmes

Popeline
12, rue Nationale
57200 Sarreguemines

Mix et Tendances
39 rue Toussaint
49100 Angers

Supreme
16, rue Jean Eymar
05000 Gap

dimanche 31 août 2008

Marché de rentrée ...

... jetez plutôt un oeil sur le dessus de mon panier !

Je connais des sites qui ont un succès grandissant en proposant de livrer à leurs abonnés des colis de légumes. Leurs tarifs sont trois à quatre fois plus élevés que l'épicier du coin.

Pour ma part je préfère choisir sur pièces et sur place. Et je vous encourage à faire de même en allant sur le marché de votre région. Cela fait 20 ans que je pratique celui d'Antony (92), mais j'apprécie aussi tous les autres. L'essentiel est de repérer les commerçants à qui on peut faire confiance. Une question de temps. Et pour vous en faire gagner (du temps) je vais vous livrer ma sélection.

Les sceptiques pourront allumer leur télévision le samedi 6 septembre prochain, à partir de 6 heures. Je vous annonce en avant-première que William Leymergie et son Télématin remplaceront l'école le samedi matin. David Martin animera une chronique sur les marchés et c'est celui d'Antony qu'il a choisi pour commencer. Il y achètera des écrevisses. Mais suivez-moi dans les allées. Je vais vous livrer mes petits secrets.


Nicole, toujours souriante, à qui j'achète des pommes de terre de toutes variétés, des herbes aromatiques, des échalotes et des aulx (un ail-des aulx, vous aurez révisé un accord de pluriel irrégulier avant de reprendre le chemin de l'école ...), des champignons aussi. Même qu'une année, à Noël j'avais cassé la tirelire pour une truffe.

Aujourd'hui la maison GUEGAN me servira des champignons de Paris (2,90 euro le kilo) et ces girolles (11, 90, prix imbattable) qui vont embaumer une omelette et me rappeler les cueillettes de champignons en Puisaye avec mon grand-père.

Sami (que je connais depuis beaucoup moins longtemps) d'abord pour la saveur de ses fruits qu'il fait gouter sans compter. L'énumération serait longue si je voulais tout citer. Pour les fruits exotiques, limitons-nous aux mangues, et aux ananas qui, bien sûr sont arrivés en avion (donc à maturité sans avoir passé des semaines en chambre froide). Ajoutons malgré tout les bananes de la Martinique, petites mais charnues et sucrées. Ses pêches plates sont un délice, les reine claude un bonheur (des prunes vertes qui doivent leur nom à la Reine Claude de France, tout simplement). Depuis deux semaines il a déjà des mirabelles de Lorraine. Dès qu'un client ou une cliente émet le moindre doute sur les melons, la pastèque, les abricots, Sami coupe le fruit pour en tendre un morceau. Et c'est toute la file d'attente qui déguste.

Chez lui les légumes aussi ont du goût. Il m'a fait découvrir une variété de petits concombres qu'on mange avec leur peau. Les aubergines ne sont pas fades. Les poivrons exaltent les gazpatcho. Donc prévoyez un grand cabas ou faites comme moi : demandez une cagette que vous porterez ensuite à bout de bras jusqu'au porte-bagage du vélo (roulons écologiques).

Prêts ? Voici ...
un chou-fleur
une betterave, que je coupe en tranches fines et que je fris à l'huile jusqu'à obtenir de croustillantes chips carmins.

de belles asperges croquantes (l'intérêt avec les vertes c'est qu'il n'est pas utile de les éplucher) qui seront braisées avec du thym citron
des poivrons jaunes, des poivrons oranges. Je vous dirai une autre fois ce que j'en fait
un quart de pastèque juteuse, sucrée et savoureuse
des mirabelles qui atterriront sur une tarte "à la volette",
d'après une des premières recettes que j'ai mises sur le blog
des pêches blanches merveilleuses (en haut) et des nectarines blanches (en bas)
ces dattes qu'on appelle "medjoul", que j'ai vues à presque 30 euros le kilo un peu plus loin et que Sami vend à 18. Est-ce beaucoup ? Ce sont des Pala, en provenance directe d'Israël qui, en bouche, fondent comme du chocolat. Prenons-en juste 8 en guise de friandise.

L'addition sera élevée mais ce sera parce que vous aurez fait le plein pour la semaine avec un rapport qualité/prix totalement imbattable. (Vous en connaissez beaucoup d'autres qui affichent les mirabelles à 2,98 euros le kilo ?)

Passons aux fromages. D'abord un chèvre fermier au lait cru sélectionné par Erick BOISTAY

J'aurais aussi bien pu craquer pour un vrai Cœur de Neuchâtel. Ou une tranche de pâte de coing avec un fromage de brebis basque à défaut de fromage portugais. Ou encore ce simple chèvre frais avec un pain italien, trouvé un peu plus loin.


Chez ce fromager, reconnaissable avec son épouse, à leur tablier orange fluo sur un polo noir (ou l'inverse, selon les semaines) tout est de qualité. C'est un des rares à être labellisé Club Prosper Montagné. Sa devise "Bien manger est le début du bonheur".

Il m'apprend que la prochaine foire aux fromages d'Antony mettra en vedette le Cantal le week-end du 13 septembre.

En fin de marché je vais voir ce qu'Anna propose sur son étal de fleurs. Un magnifique pot d'azalée mettra de la gaité sur mon bureau.

Le marché d'Antony c'est aussi des vêtements à des prix incroyables. J'ai le souvenir d'une jupe style Chanel, bradée 3 euros. (oui ce n'est pas une faute de frappe), de chaussures au même prix.

Ce matin il y avait des crocs (prononcer crox) , ces sabots qui font fureur, vendus 40 dollars aux USA et moins de 10 fois moins chères à Antony, la marque en moins. Les initiés les connaissent sous le nom de leur surnom américain : "cayman". Qu'on me pardonne de vous livrer en bonus cette blague de bas étage, j'en conviens : quelle est la différence entre un crocodile et un alligator ? c'est caïman la même chose !



Les marchés sont aussi un théâtre pour les bonimenteurs.

A croire le dernier ce balai allait vous faire gagner des heures et vous éviter un lumbago : qui n'a jamais fait le ménage à quatre pattes ? demandait-il d'un air complice aux ménagères attentives.

Avez-vous remarqué comme la saleté est toujours facile à nettoyer dans les foires ?

Cela me rappelle le sketch de Coluche qui se moquait des lessives lavant plus blanc que blanc : blanc on connait mais plus blanc que blanc, cela doit être un trou.


Le marché d'Antony est actif les mardi, jeudi et dimanche.

vendredi 22 août 2008

Changement de décor

Cela faisait longtemps que je trouvais la bannière du blog trop haute, et peu esthétique parce que le nom du blog n'était pas inséré sur cette image, libre de droits, que j'avais récupérée sur Internet. Souvenez-vous, c'était :

La voici changée pour la rentrée et pour célébrer le cap du 100 ème billet. J'avais d'abord bricolée celle-ci à partir d'une photo d'un manège de chevaux de bois que j'avais prise aux Tuileries :


Pour finalement recommencer et opter pour :


Mais je ne suis pas certaine d'avoir fait le bon choix. Votre avis sera apprécié pour m'aider à choisir ... ou à faire évoluer une des deux versions. Merci !

jeudi 21 août 2008

Douceur estivale

Voilà ce qu'on peut faire avec quatre fois rien en quatre coups de cuillère à pot :


  • deux spéculoos, pour leur parfum au gingembre
  • un demi-pot de yaourt à l'amande
  • une cuillerée de confiture
  • une pêche plate
Il suffit de remplir la verrine en suivant l'ordre de l'énumération (casser un biscuit dans le fond et garder le second pour la décoration). La seule difficulté consiste à glisser le yaourt sans toucher le bord du haut du verre. C'est juste alors "moins présentable". Avec de l'entrainement on y arrive. Beaucoup d'autres combinaisons sont envisageables.


Cette série de Mamie Nova est à craquer.

mercredi 20 août 2008

CLICHES CHIC, PHOTOS CHOC

A défaut d'avoir des oreilles, les murs de Paris vous parlent ...


Non, ce n'est pas (ou plus) une boucherie chevaline mais Kazana, une boutique d'écharpes et de bijoux indiens, au 15 rue Vieille-du Temple,à l'angle avec la rue du roi de Sicile, dans le 4ème arrondissement










et dans le même quartier, cette fois à l'angle des rues de la Verrerie et de Moussy ce n'est pas un jardin public mais l'entrée d'un Centre de Protection Maternelle et Infantile.

Il n'y a pas que des mosaïques pour nous surprendre sur les murs.

Je gage qu'un prochain jour les tags de cette façade de la rue de Verneuil seront classés à l'inventaire des monuments historiques. Derrière leur noirceur se profile une tendresse infinie pour l'homme qui se pensait laid, Serge Gainsbourg.



Charlotte, sa fille, œuvre à l'ouverture au public de leur ancien domicile sous forme d'un musée dont la conception a été confié à Jean Nouvel, l'architecte de l'Institut du Monde Arabe, du Musée du Quai Branly et accessoirement du (très laid) collège Anne Frank d'Antony.

J'aime aussi certaines façades de boutique, comme celle-ci un peu plus loin, où je me suis approvisionnée en thés, 35 rue du Bourg-Tibourg au printemps :

Et si nous faisions un tour ... autour de Beaubourg,

pour admirer la fontaine Stravinsky ?
Je ne me lasse pas de regarder tourner les sculptures de Niki-de-Saint-Phalle
et de Jean Tinguely
Dans le genre statue il y a ces clichés qui vont vous rappeler une certaine dame


Pourtant nous sommes bien à Paris, à la pointe de l'île des Cygnes, face au pont de Grenelle.

J'aime bien aussi cette photo qui n'a pas été prise en Italie, mais devant le Cirque d'hiver, rue Amelot, près de République, en sortant du Murano dont je vous ai fait l'éloge le 15 août.














et celle-là du pôle financier du Tribunal de Grande Instance, rue des Italiens, pour sa pendule
qui me rappelle qu'il est temps que je me remette au travail si je veux tenir mon pari d'avoir fini avant la fin de l'été !








Je vous l'avais montré en gros plan le 28 juin.

Le travail progresse depuis un mois. Jugez plutôt : j'ai même commencé à jointoyer.
Mais il y a encore du caillou à tailler.

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