samedi 28 avril 2018

Voyage dans l'univers d’Anne Bugel LMZ chez George Cannon, L’Essence du Thé

Les expositions qui sont programmées par Olivier et Augustin Scala dans leur boutique George Cannon, l’Essence du Thé, sont toujours de qualité.

En ce moment c'est à un voyage dans l'univers d'Anne Bugel qu'ils nous convient à travers des collages qu'elle a réalisés.

Les pays étrangers sont une de ses sources d'inspiration. Nous la voyons ci-contre devant une série évoquant la Chine.

Ce n'est pas apparent sur une photo prise avec un certain recul mais si chaque cadre peut se regarder indépendamment des autres la totalité compose un ensemble cohérent.

La nature est aussi un de ses thèmes de prédilection comme en témoignent ces papillons que j'ai eu beaucoup de mal à photographier en évitant au maximum les reflets, même sous vitre anti-reflet qui donne à la photo un effet mat plutôt peu engageant.
Je vous conseille donc d'aller jeter un oeil à l'exposition ou à défaut de regarder les oeuvres sur le site de l'artiste qui les photographie dans de meilleures conditions que moi.
La femme est illustrée également, comme ici dans Paris ville du monde.
Le dernier sujet qui a occupé ses jours et ses nuits est Emile Gaboriau dont elle se déclare fan depuis longtemps. A tel point qu'elle a parlé de cet auteur sur son site, ce qui lui a valu d'être contactée par un profeseur de français qui lui a fait rencontrer son dernier descendant direct, Louis-Pierrre Coradin qui nous a fait l'honneur de venir au vernissage.
Chaque tableau fait référence à un arrondissement de Paris. Evidemment j'ai regardé attentivement celui qui est dédié au XIV° que j'aime tant.
Mais j'ai trouvé le XII° très joyeux avec ce cheval de bois qui aurait pu être mon logo.
Emile Gaboriau est considéré comme le père du roman policier. Après avoir exercé plusieurs métiers dont celui de journaliste, il produisit des chefs-d'oeuvres de littérature criminelle et judiciaire associés à une étude approfondie de la société et du genre humain :  L'Affaire Lerouge, Le Crime d'Orcival, Le Dossier 113, Les Esclaves de Paris,  Monsieur Lecoq, La Corde au Cou, Le Petit Vieux des Batignolles.
Anne Bugel confie que l'inspecteur Lecoq, personnage récurrent de plusieurs de ses romans, a guidé son travail pas à pas pour ce projet parisien. Il n'aurait selon elle rien à envier à l'esprit de déduction du célèbre résident du 221B Baker Street.

Anne Bugel a fait les Beaux-arts et les Arts déco. Elle a repris une activité artistique depuis une dizaine d'années en se concentrant davantage sur le collage qui est une de ses passions. Son expérience lui permet de fabriquer les matériaux qu'elle ne trouve pas dans les nombreuses collections qu'elle entretient. Rien ne la déroute. elle peut fabriquer le papier qu'elle découpera ou peindre les éléments qui lui manquent. L'association de l'aquarelle avec les papiers découpés est extrêmement réussie dans ses compositions.
Elle aime beaucoup peindre et dessiner, y compris avec les crayons de couleur qui sont un peu tombés dans l'oubli depuis la fin de la période cubiste. Son intérêt pour cette époque apparait sur ce tableau intitulé Transversabilité. Son site révèle combien elle exerce aussi avec talent la photographie.
D'autres oeuvres réalisées à un retour l'Inde sont exposées dans l'Espace.

Voyage dans mon univers
Une exposition d’Anne Bugel LMZ
Du 17 avril au 13 juillet 2018
George Cannon - Montparnasse
L’Essence du Thé
12 rue Notre-Dame-des-Champs 75006 Paris

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