mercredi 29 janvier 2020

Fêter la Saint-Valentin chez Batifol

N'y voyez aucun jeu de mots mais j'ai eu envie de vous proposer de "batifoler" le jour de la Saint-Valentin, dans un bistrot qui a du charme, de la classe, et où l'on mange bien.

Il s'agit de Batifol, juste en face de la gare de l'Est, qui le 14 février prochain, au déjeuner comme au dîner propose un excellent menu à seulement 49 € annoncé en formule tout compris, de l'apéritif au café, et avec eau minérale, et même une rose offerte.

Et si vous souhaitiez consacrer un budget moins élevé ce jour-là vous pourrez malgré tout bénéficier de l'ambiance et du charme de l'endroit en choisissant vos plats à la carte qui reste au prix habituel ce jour là (et les autres aussi car franchement aller chez Batifol donne envie d'y revenir).

Par exemple :
Lentilles vertes du Puy servies en jatte, vinaigrette moutardée 5,00€ (servie à discrétion, soit dit en passant)
Suprême de poulet fermier rôti, pommes grenaille et champignons 14,00€
Ile flottante au pralin, crème anglaise 6,50€

Ma suggestion dépasse très légèrement 25€, mais à ce prix là vous n'aurez ni boissons (que je vous recommande de consommer avec modération, cela va de soi), ni café, ni rose. Revenons donc au menu spécial Saint-Valentin, dont je peux parler en toute connaissance de cause car selon mes principes je n'écris qu'à propos de ce que j'ai vu, lu, et goûté personnellement.

L'accueil est sympathique. On formule des voeux de bonheur en levant une coupe d’effervescent "Code Rouge" de chez Gérard Bertrand et en grignotant un bretzel, en référence à l'Alsace toute proche si on prenait le train. Je l'ai dégusté à table mais à la réflexion je vous suggère de le prendre sur le joli zinc du bar pour découvrir les lieux progressivement.
On se dit en jetant un oeil autour de nous qu'il serait sans doute judicieux de commander à une autre occasion un des plats typiques de la cuisine bourgeoise du début du siècle, comme le pot-au-feu (ménagère et son os à moelle) mentionné au-dessus d'un gramophone ou une choucroute alsacienne.
On ne s'éloigne pas beaucoup de l'Est de la France, réputé aussi pour son foie gras, quand arrive l'entrée : deux belles tranches de Foie gras de canard français et chutney de fruits secs avec un verre de Gewurztraminer, suffisamment fruité et charpenté pour accompagner l'assiette.
Je valide amplement le choix d'un pain de campagne grillé d'un seul coté.
Un Suprême de poulet fermier, sauce Nantua, étuvée de légumes succèdera facilement. La viande est tendre. La recette est fine sans être trop sophistiquée et correspond à l'ambiance bistrot du cadre. L'équilibre des couleur attise l'appétit. Le vin est servi à la température idéale, un peu fraiche. je n'aurais pas choisi mieux que ce Touraine Gamay "Domaine de la Charmoise" Henry Marionnet.
En dessert, on trouve du chocolat, c'était prévisible. Cet Entremets chocolat et praliné évoque une revisite de la Forêt Noire, ce qui est encore une fois un choix adéquat. Les bulles du Code Rouge s'accordent à merveille avec l'assiette.
Chaque table a son charme. La décoration n'est pas chargée tout en rappelant les objets utilisés il n'y a finalement pas si longtemps que ça, comme la caisse enregistreuse (ci-dessus) ou le standard téléphonique (ci-dessous). Quel plaisir de voir aussi des chapelières en laiton doré sur lesquelles on peut aussi poser un sac.
 
Les affiches publicitaires sont magnifiques et les banquettes de cuir sont confortables. La hauteur sous plafond et la disposition des tables sont propices au papotage car la salle n'est pas bruyante. Les assiettes sont généreuses. Le personnel est attentif. On est hors du temps et pourtant au coeur de la cuisine bourgeoise française que l'on apprécie avec bonheur et qui revient en force. Alors retenez l'adresse, pour le 14 février, et au-delà :

Bistrot Batifol
5, place du 8-Mai-1945  (face à la gare de l’Est), Paris 10ème
Ouvert tous les jours de 7h30 à minuit.
Téléphone : 01 42 05 20 02

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