Comment pourrais-je vous dire qu’il faut absolument que vous alliez voir Déni au Théâtre de Paris ? On ne m’a pas interdit de vous en révéler le sujet mais j’ai tellement apprécié de ne rien savoir de l’intrigue que je ne vais pas vous priver du choc de la révélation du sujet de la pièce.Un jeune couple à l’avenir radieux est contraint de tout réenvisager en l’espace de quelques heures, et prendre une décision qui pourrait bouleverser leur vie à jamais.
Alix semble avoir tout pour être heureuse : un métier qu’elle aime, un amour solide, un avenir qui se dessine à New-York. Jusqu’à ce qu’un soir d’été, tout bascule. Une soirée romantique qui vire à l’incompréhensible. En quelques heures, la vie de la jeune femme se fissure, se bouscule, surtout face à Romain, son compagnon déboussolé. Heureusement elle peut compter sur son grand-père Papini, son grand-père et sur deux autres personnes qui vont lui permettre d'affronter ce que sa raison refuse d’admettre.
Entre tension et tendresse, humour et vertige, Déni explore la fragilité de nos certitudes, la puissance du réel quand il s’invite sans prévenir, et la force insoupçonnée qu’il faut pour renaître quand tout s’effondre sans crier gare.
Je peux tout de même dire que c’est une histoire d’amour, au sens large, entre un homme et une femme, un grand-père et sa petite fille, au sein d’une famille un peu éclatée. Qu’on en sort avec des interrogations du style, qu’aurais-je fait à la place d’Alix, mais aussi de Romain, et puis serais-je restée chez moi si ma fille m’avait téléphoné pour appeler à l’aide ? Je suis bien placée pour répondre non car je me suis précipitée au Mexique quand la mienne m’a réclamée auprès d’elle. Mais chacun agit comme il peut, non ?
Je peux ajouter qu’Alix est interprétée par Salomé Villiers que j’ai déjà applaudie dans de multiples rôles (et mises en scène), qu’elle fut l’incroyable Montespan (moliérisée), et qu’elle joue ici une partition délicate, imaginée par Sophie Cottin et mise en scène par Raphaëlle Cambray qui est aussi sa complice sur la scène. Avec d’autres acteurs tout autant excellents, Thomas Gendronneau, Michel Papineschi et Geoffrey Couët.
Raphaëlle Cambray avait obtenu en mai 2025 le Molière de la Comédienne dans un second rôle pour son interprétation de Simone dans Du charbon dans les veines de et mis en scène par Jean-Philippe Daguerre. Cette année là Salomé Villiers était nominée dans la même catégorie pour son rôle dans Les liaisons dangereuses d'Arnaud Denis d'après Pierre Choderlos de Laclos - Mise en scène Arnaud Denis.
Thomas Gendronneau a quant à lui obtenu le Molière de la révélation masculine en 2023 pour son rôle de Glenn Gould dans la pièce Glenn, naissance d'un prodige écrite et mise en scène par Yvan Calbérac. En 2025 son nom a été mentionné en tant que compositeur pour le spectacle The Loop de Robin Goupil, qui a reçu le Molière de la meilleure comédie. Rien d'étonnant à ce qu'il assure aussi la musique de Déni.
Mise en scène par Raphaëlle Cambray
Avec Salomé Villiers, Thomas Gendronneau, Raphaëlle Cambray, Michel Papineschi et Geoffrey Couët
Assistant mise en scène : Alexandre de SchottenDécor : Antoine Milian, Lumière : Denis Schlepp
Costumes : Raphaëlle Cambray, Musique : Thomas Gendronneau
Au Théâtre de Paris - Salle Réjane - 15 rue Blanche - 75009 Paris
Depuis le 18 septembre 2025
Du mercredi au samedi à 21h
Le samedi à 15h30 et 21h, Le dimanche à 15h
Le samedi à 15h30 et 21h, Le dimanche à 15h
Relâche exceptionnelle le vendredi 8 janvier 2027


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