Tous ceux qui s'intéressent au dessin attendent chaque printemps la nouvelle édition de la première foire d'art contemporain en Europe dédiée à cet art.Drawing Now Paris se tiendra au Carreau du Temple du jeudi 26 au dimanche 29 mars 2026 mais nous avons été quelques-uns à la découvrir en avant-première et à connaitre à 18 h 30 le nom de l'artiste qui emporte le Prix, et dont j'annonçais les noms il y a un petit peu plus d'un mois retenus par le comité de sélection du salon parmi les focus de moins de 50 ans présentés par les 71 galeries participantes venant de 13 pays différents.
Il s'agit de Chloé Vanderstraeten qui est ci-dessus radieuse entre Christine Phal, présidente et fondatrice de Drawing Now Paris et du Drawing Lab, et un autre candidat, Maxime Verdier.
J'ai aussi rencontré d'autres exposants mais voilà d'abord ce que je peux dire des cinq nominés.
1. Chloé Vanderstraeten (ci-contre à côté de Colonne I, 2025, découpage et pliage sur papier de 70 x 35 x 400 cm), représentée par Traits Libres Gallery en secteur inception, est née en 1996. Elle vit et travaille à Paris. Diplômée en 2021 des Beaux-arts de Paris avec les félicitations du jury et des Arts décoratifs de Paris, elle collectionne les iconographies scientifiques et techniques -des traités médicaux du Moyen-Age à l’architecture utopique des années 1960.Elle y puise un vocabulaire graphique qu’elle détourne de ses fonctions initiales pour donner forme à une poésie du corps en vie, par le dessin, la sculpture et l’édition. Via des techniques de patronage, de tissage et de pavage, elle déploie dans l’espace des enveloppes corporelles en papier, matière poreuse et sensible, pour créer des jeux d’échelle qui éveillent les imaginaires mêlés entre corps et architecture. Ses sculptures révèlent l’imbrication entre morphologie organique et technique et questionnent l’héritage contemporain des imaginaires techno-scientifiques modernes.
Elle présente toute une série d'oeuvres intitulées Embryon, comme celui ci, 2026, crayon de couleur, stylo et mine graphite sur papier, acier et aluminium, de 50 x 25 x 7 cm. Et sachant que cette artiste coud aussi on peut aisément prévoir qu'elle va largement nous surprendre l'an prochain en investissant le Drawing Lab.
2. Maxime Verdier (ci-dessus en conversation avec Jean Julien, dont je parlerai du travail plus bas) est représenté par la Galerie Anne-Sarah Bénichou en secteur général. Fondée en 2016 à Paris dans le Marais, cette galerie représente 17 artistes de différentes générations, français et étrangers, émergents et confirmés.
Maxime est né à Dieppe en 1991. Après l’obtention de son diplôme à L’École Supérieure d’Art et Design Le Havre-Rouen, il intègre les Beaux-Arts de Paris dont il est diplômé en 2017 avec les félicitations du jury. Remarqué lors de la 64ème édition du Salon de Montrouge, il a participé à de nombreuses expositions en France et a été résident de la Drawing Factory à Paris en 2021. Par la juxtaposition et la confrontation du vécu et du fantasmagorique, son œuvre convoque des univers multiples, exhumant des récits intimes. En 2023, il a été l’auteur lauréat de l’affiche officielle du tournoi Roland-Garros, intitulée Terre d’étoiles.
Une de ses oeuvres a été choisie par la revue Art Press pour faire la couverture du dernier numéro, pour des raisons artistiques mais qui auraient pu influencer le jury.
Son oeuvre est l’incarnation en dessins d’un panel de souvenirs, d’émotions et d’évènements. De ces combinaisons de références résultent des chimères, aussi bien féeriques qu’inquiétantes, exhumant des récits intimes. Par la juxtaposition et la confrontation du réel et de l’onirisme, du vécu et du fantasmagorique, ou encore du rêve et du cauchemar, son oeuvre convoque des univers multiples et s’accompagne dès lors d’une certaine étrangeté.
3. Roman Moriceau, représenté par Archiraar Gallery en secteur général, est né en 1976, vit et travaille à Paris. Après avoir terminé ses études aux Beaux-Arts d’Angers et effectué un bref séjour à Londres, Roman a travaillé plusieurs années dans l’industrie de la mode, notamment avec Martin Margiela. Cette expérience a clarifié la relation qu’il a toujours entretenue avec le monde et les objets, affinant sa capacité à considérer les formes dans un contexte social, culturel et politique.
Sa pratique artistique questionne la place de l’Homme dans son environnement. Dépeignant le monde avec une tendre ironie, il nous incite à voir les choses sous un nouveau jour (ce qui est flagrant avec Metanoia (Nahualli Coati), 2026, smoke on paper, 48.5 × 38.5 cm). Le concept du temps est également au coeur de son travail, en tant que force de changement et d’altération. Lorsqu’il choisit parmi différents supports, il tient compte de leur nature, de leurs propriétés et de leur symbolisme. Il joue avec les apparences, travaillant sur la matérialité des objets, nous invitant à contempler la nature dans sa condition fragile et éphémère, la rendant poétique et précieuse.
Sa pratique artistique questionne la place de l’Homme dans son environnement. Dépeignant le monde avec une tendre ironie, il nous incite à voir les choses sous un nouveau jour (ce qui est flagrant avec Metanoia (Nahualli Coati), 2026, smoke on paper, 48.5 × 38.5 cm). Le concept du temps est également au coeur de son travail, en tant que force de changement et d’altération. Lorsqu’il choisit parmi différents supports, il tient compte de leur nature, de leurs propriétés et de leur symbolisme. Il joue avec les apparences, travaillant sur la matérialité des objets, nous invitant à contempler la nature dans sa condition fragile et éphémère, la rendant poétique et précieuse.
La galerie présente donc naturellement trois séries retracant l'évolution de sa pratique liée au fragile équilibre de la nature. Pour la série Mono no aware, (2018, colored smoke on paper, 108 × 78 cm ci-dessus) Moriceau récupère des fleurs fanées. À l’aide de fumigènes de couleurs, il les impressionne sur papier. Propulsées hors cadre, elles disparaissent à leur tour en poussière.
Avec la série des oiseaux révélés par de la fumée, l'artiste sauvegarde les contours fugitifs d'espèces disparues. La troisième série redonne vie à des matériaux rejetés. Moriceau glane ça et là différents vernis à ongles, provenant de l'industrie de la “fast fashion”, et raconte une autre histoire, celle de la mémoire collective, dont vici un exemple avec Peace and Love (Ashen, Green at Night, Autumn Decaf, Creamy Blush...), 2026, nail polish, papier-mâché, 44.5 × 37.5 cm, unique.
internationaux de la génération émergente. Elle héberge des projets en résonance dans un bâtiment brutaliste à Bruxelles, composé de deux espaces complémentaires, le white cube en est le laboratoire artistique, le black cube propose une approche plus domestique.
4. Katarzyna Wiesiolek, représentée par la Galerie Eric Dupont en secteur général (ci-dessus avec son galeriste), est née en 1990 en Pologne et est une artiste diplômée de l’ENSB-A de Paris. Son travail s’articule autour de la relation entre l’espace et le corps, explorée à travers différentes séries. Après sa première exposition solo en 2020, elle a reçu le prix de la Fondation Signature-Institut de France.
Créée il y a 35 ans par Éric Dupont, la galerie présente alors de jeunes artistes préoccupés par la recherche formelle dans le domaine de l’expression picturale, tels que Damien Cabanes, Didier Mencoboni, Siobhan Liddell, Carlos Kusnir, Hyun Soo Choi, Eric Poitevin et Paul Pagk. Elle s’est déployée au milieu des années 1990 avec des artistes qui ont introduit de nouveaux médiums (peinture, dessin, sculpture, photographie, vidéo, performance). Elle défend également des photographes dont le travail s’inscrit dans une démarche engagée (Mathieu Pernot, Nicholas Nixon, Taysir Batnji…). Elle héberge au cours du temps de nouvelles générations d’artistes dont Katarzyna Wiesiolek.
Elle travaille souvent avec des pigments naturels qu'elle collecte au cours de voyages (comme pour Solis, 2026 avec des pigments secs sur papier, 215 x 150 cm). Elle a grandi dans un petit village au bord de la Baltique, dans des panoramas proches de ceux que Caspar David Friedrich a immortalisés. Les paysages la touche énormément. Elle représente peu de personnages, ou alors de dos. L'humain, c'est devenu pour moi celui qui regarde (la toile). Ses sujets qu’ils soient objectifs ou bien le fruit de son imaginaire sont d’une incontestable poésie. Il convient de s'attarder pour saisir toute la magie de ses dessins. Elle parvient à déplacer voire à brouiller les frontières entre les différents media : la photographie, le dessin et même la peinture. Les images sont fixes mais elles vibrent : la lune se lève, les vagues lentement s’échouent sur la plage, les fleurs fanent sous nos yeux. Ses couchers de soleil à l’aspect velouté deviennent intimes.
5. Guénaëlle de Carbonnières (ci-dessus série Les veilleurs de verre, 2025 tirages photographiques sur verre et dessins à l'encre sous verre caisse américaine en métal noir - circa 19,5 x 15,5 cm / 21,5 x 16,5 cm pièces uniques) représentée par la Galerie Binome en secteur process, qui, depuis 2010, est dédiée à la photographie contemporaine. Sa programmation d’expositions et de foires internationales s’ouvre aux artistes établis et émergents de l’art contemporain explorant les frontières conceptuelles et formelles du médium.
L'artiste est née en 1986 à Paris, mais vit et travaille à Lyon. Initialement formée en philosophie, elle est agrégée et professeure en Arts plastiques, diplômée en Arts et Médias numériques de l’Université Panthéon-Sorbonne et d’un DNSEP de l’ENSBA de Lyon en 2023.
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Drawing Now a vu arriver de nouvelles galeries et offre la perspective de découvertes de multiples artistes. Cette année la fourchette d'âge est très large entre 24 et 97 ans. Entre transmission et émergence, redécouverte de figures historiques et expérimentations, le dessin se révèle dans une large diversité et j'ai tenté d'en avoir un (petit) aperçu représentatif. Voici quelques oeuvres qui ont retenu mon regard :
Depuis l'an 2000, rue Choron à Paris et dirigée par Jean-Baptiste Barbier, la galerie Barbier est spécialisée dans l’art de la bande dessinée. Les artistes qu'elle défend ont en commun leur singularité graphique et leur exigence, qui les poussent à questionner les limites de l’écriture en bande dessinée, faisant d’eux des acteurs majeurs du Neuvième art. Ils sont principalement français tels que Christophe Blain, Blutch, Philippe Druillet, Pénélope Bagieu, Enki Bilal et Catherine Meurisse. La galerie soutient également la jeune création en défendant des talents émergents.
L'artiste présenté en focus est Nicolas de Crécy qui accroche Tokyo, ville cubiste. On le voit fasciné par l’imposante majesté que partagent ces univers que tout semble opposer. Si les montagnes sont des lieux de solitude, les villes sont ici habitées d’étranges personnages non-humains, qui ne respectent ni les proportions ni la gravité. Ce sont des yokai, figures mythologiques du Japon ancien. Ces grandes œuvres, réalisées à partir de souvenirs et de croquis réalisés sur place sont accompagnées de dessins pris sur le vif, dans les carnets de cet artiste voyageur. Un livre développant cette thématique, Tokyo, ville cubiste paraîtra fin 2026 aux éditions Barbier.
Anne-Sarah Bénichou exposait Maxime Verdier mais aussi Elise Peroi, Herbier 4, Encre sur soie, lin, 33 x 27 cm, 2025.
Outre Chloé Vanderstraeten, la Galerie Traits Libres présentait une artiste qui est aussi poétesse, Reem Alnatsheh (b. 1993), Les gardiennes de la terre 2 (series of 16), 2026, aquarelle sur papier Arches, 39,8 x 32,5 cm chacun.
La Galerie Alain Gutharc, 7 rue Saint-Claude, 75003 Paris, présentait des oeuvres de Suzanne Husky, lauréate du Prix drawing Now 2023. Je l'avais remarquée également avec une tapisserie présentée dans l'exposition Licornes !, actuellement au musée de Cluny.
La galerie bruxelloise Irène Laub qui représente Tatiana Wolska, lauréate du Prix Drawing Now 2024, présentait en focus Guillermo Mora, un artiste espagnol né en 1980, dont la série murale "Si Pero No" est composée de feuilles de papier agrafées puis arrachées. Les feuilles colorées sont fixées directement sur le mur par plusieurs centaines d’agrafes, créant un aplat monochrome que l’artiste va irrévérencieusement déconstruire.
Les oeuvres 1000 Puntos de Luz y Sombra (A Seurat) suivent le même processus de déconstruction du papier, accumulé et fixé à un support en bois à l’aide d’agrafes. La superposition de fragments rappelle les coups de pinceaux de certaines compositions pointillistes, d'où la référence à Seurat. L'oeuvre photographiée est la IV, 2020, Polychromed paper and staples on wood, 60 x 50 cm.
La Galerie Maubert, 20 rue Saint-Gilles, 75003 Paris exposait la série Aurification, 2025, Dessins à la feuille d'or sur double-page de carnet Craft 100g, 42 x 30 cm, Pièces uniques d'Erik Nussbicker, que j'avais remarqué au musée de la Chasse et de la Nature.
La Galerie Papillon, situé dans le Marais, est reconnue pour sa programmation pointue et sa ligne éditoriale caractéristique. Fondée en 1989 par Claudine Papillon (dirigée par Marion Papillon), elle a travaillé avec des artistes de renom tels que Polke, Roth, Craig-Martin, et aussi Hreinn Fridfinnsson et Erik Dietman dont elle représente aujourd'hui les Estates. Frédérique Loutz en est l'artiste focus avec des oeuvres anciennes des séries "Drawing of Lots" ou "Grammaire fatale", aux créations plus récentes, aussi en format XXL comme cette Langue, 2026, Crayon de couleur sur papier collé, peinture Flashe sur papier mâché , 110 x 79 x 76 cm.
Une artiste surdouée, une pincée d’outrance, beaucoup d’humour et l’étincelle de la magie écrivait Camille Morineau en 2020 à propos de cette artiste qui aime quand le dessin bouscule.
Créée en 2024, la ligne artistique de la galerie Aziyadé est orientée principalement vers l'abstraction et l'art textilien. Installés sur l'ile d'Oléron, les fondateurs Géraldine Prompt et Denys de Vaublanc diversifient les lieux d'exposition par des collaborations "hors-les-murs". Vincent Richard de Latour est un de leurs artistes permanents. PIl présente ici "Strate" et "Paysage tissé" (dont voici ci-dessus un exemplaire, Encre et acrylique sur papier, coton, jute et fil de lin, 30 x 30 cm sur support 40 x 40 cm, 2025)
Fondée en 2007 et aujourd'hui dans le Marais, Semiose s'est nourrie de cultures underground et défend des formes et des idées nées dans les franges politiques, sociales ou géographiques. L'artiste en focus est Pieter Jennes, né en 1990 en Belgique. Sa pratique, entre peinture à l’huile et collages composites, sur lesquels on distingue les épingles, et qui se distingue par des palettes vives, une profusion de détails et une qualité narrative singulière.
Depuis sa création en 2014, rue Auguste Comte à Lyon, la galerie Masurel plaide pour une représentation décomplexée de l’art actuel, faisant fi des étiquettes et des codes préétablis. Le parti-pris de Jérémie Masurel et Félix Baezner est de faire dialoguer les médiums, les techniques et les supports, tout en laissant à chacun l’opportunité de s’affirmer dans une pratique plastique formelle et plus que jamais contemporaine.
L'artiste en focus est Jean Jullien, 42 ans. Son travail, centré sur le dessin, transforme des motifs universels -ciels, silhouettes, paysages- en images d’une force immédiate, accessibles et mémorables. Pour Drawing Now, il imagine un accrochage immersif de dessins A3, ponctué de grands formats et d’interventions murales in situ sur lequel il intervient pour exprimer son point de vue également avec des mots.
Ses dessins sont incisifs et humoristiques. Mais il est également l'auteur de toiles superbes comme "Leçon de planche devant les Sables Blancs" (non photographiée) et a fait l'objet d'un partenariat avec la maison de parfums de niche, Memo, à l'occasion de la réédition de l’un de ses parfums les plus emblématiques, lancée il y a cinq ans.
Créé par le nez de Symrise, Aliénor Massenet, Odéon déploie ses facettes d’absolu de rose et de rose confite sur un cœur de bois de santal, de musc boisé et de patchouli, avant de s’épanouir sur une base chaleureuse d’absolue de fève tonka, d’ambre sec et de muscs.
Jean Jullien a imaginé un visuel de nuages roses pour le flacon collector et a également décliné ses illustrations sur un tote bag en toile (fort aimablement offert à chaque visiteur de Drawing Now) mettant en scène un personnage facétieux flânant dans Paris.
La Galerie 8+4 13, rue d'Alexandrie - 75002 Paris, travaille régulièrement depuis plus de 20 ans avec Philippe Favier (1957-2026) produisant des ensembles spécifiques ouvrant à l’exploration de territoires ou de médiums inédits. Il était l'artiste focus mais un accident en rentrant chez lui nous prive tragiquement de lui. Il glanait au gré de ses déambulations mille objets du passé avant de les parer de nouveaux atours. Repeints, rehaussés de diverses figures, ses boîtes et ses albums anciens ouvraient sur le merveilleux d'un monde parallèle et poétique.
Réveillez vo’ cueurs endormis, 2024 (exact : Réveillez vo' cueurs endormis) en Fils laiton, bagues à moineau, plumes, plombs, étiquettes, collages, vis et clous, sur gravure en impression jet d'encre et coffret en bois de 32.5 × 38 × 9 cm, en est un exemple parlant. Mais Philippe Favier était aussi cet artiste qui aimait plus que tout dessiner et travailler le trait, quel que soit le support. Ces derniers mois, il avait réalisé une importante série sur verre où il avait incisé de délicates natures mortes évoquant les œuvres de Morandi, parfois à la limite du visible. D'anciens flacons et pots de la marque Le Parfait devenaient sous sa main des constellations épurées d'objets qui sont accrochés durant le salon Drawing Now.
Dans ses œuvres où l’infiniment petit est confronté à l’infiniment grand, l’art délicat du dessin et de la couleur, la technique de la gravure ou celle de la peinture sous-verre côtoient la liberté du collage, le détournement d’objet et le faux réalisme de la photographie. Son interprétation poétique du monde convoque également l’énigme des mots et joue de l’écho entre l’image et l’écriture.
La galerie présentait aussi Clément Bagot, né en 1972, qui vit et travaille à Montreuil. Il produit des dessins d’une exceptionnelle minutie où le trait se fait détail conduisant l’œil à douter des échelles, hésitant entre macrocosme et microcosme, vues depuis l’espace, territoire fantasmé avec des plans de ville ou image de l’infiniment petit de l’organique.
Cet artiste fortement influencé par les codes de la cartographie, les jeux graphiques des bandes dessinées de science-fiction, les images scientifiques du microcosme et le travail du trait dans la gravure du XVIIIe siècle, propose des configurations où chaque image déploie des strates de figurations presque antinomiques avec des ruptures d’échelles et leurs ambiguïtés de relations avec le réel. Comme de rares artistes, il propose un travail ouvert à la rêverie et la déambulation imaginaire dans les plis de l’image de chacune de ses encres et aquarelles sur papier (ci-dessus Rhizome 0, 2022 Encre noire sur papier).
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Pour être complète j'ajouterai que Conté à Paris, maison historique dédiée au dessin, s’associe au Prix Drawing Now en tant que partenaire officiel portant la dotation du Prix à 20 000 euros.
Dans ce cadre, Conté à Paris a remis un chèque de 5 000 euros à la lauréate du Prix et a offert à chacun des artistes nommés une dotation en matériel d’une valeur de 1 000 euros. Par ce soutien, la marque affirme son engagement en faveur de la création contemporaine et de celles et ceux qui font vivre le dessin aujourd’hui et le Prix Drawing Now Paris est ainsi désormais doté à hauteur de 20 000 euros.
Enfin je vous invite à visiter l'exposition dédiée à Susanna Inglada, lauréate 2025, au Drawing Lab et à Amiens.
Drawing Now
Carreau du temple - 4, rue Eugène Spuller - 75003 Paris
Du jeudi 26 au dimanche 29 mars 2026 de 11h à 20h (dimanche 11h à 19h)
L'édition 2027 est d'ores et déjà programmée du Jeudi 18 mars au Samedi 20 mars 2027 de 11h à 20h, dimanche 21 mars 2027 11h - 19h




































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