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mercredi 15 avril 2026

Voyage en milieux humides au Parc Zoologique de Paris

Le Parc Zoologique de Paris a fêté son dixième anniversaire le 12 avril 2024 au cours d'une saison mettant en lumière le rôle du Parc pour la protection des espèces menacées avec une dizaine d'actions dans les 5 biozones du parc.

Ils illustrent l’engagement scientifique puissant et original du Muséum d'histoire naturelle en termes de recherche et conservation. Si le zoo émerveille, il a aussi la force d’action d’une institution pluricentenaire, détentrice d’une solide expertise.

Le site a bien changé depuis sa réouverture. Une véranda de glycine embaume l'entrée. Le côté minéral s'est estompé. Les plantes ont poussé. Avec la conséquence que les animaux, certes plus nombreux, ont plus de possibilité pour se cacher. 

L'accent est porté cette année sur le Voyage en milieux humides. Le Parc zoologique de Paris (que par raccourci je nommerai Parc) participe à une campagne européenne dédiée aux zones humides (dont je donne la définition en fait d'article pour ne pas alourdir le texte) et nous invite à explorer ces milieux entre terre et eau riches en biodiversité et malheureusement parmi les plus menacés. 

Un parcours d’exploration a été mis au point à travers le Parc, avec plusieurs escales pour découvrir la diversité des milieux humides du monde et leurs espèces emblématiques. Ces écosystèmes sont en danger parce qu'environ 21% de leur surface totale a disparu depuis le XVII°. Pierre-Yves Bureau, Directeur du Parc, a souligné qu'elles représentent aujourd'hui 6% de la surface terrestre et accueillent près de 40% des espèces végétales, comme animales, de notre planète. Ils abritent 50% des oiseaux et 30% des espèces végétales remarquables et menacées.

De mon point de vue l'intention est davantage de sensibiliser que d'émerveiller et surtout de motiver à soutenir les actions vitales entreprises par le muséum d'histoire naturelle dans la préservation d'écosystèmes fragiles et ô combien essentiels.

Pour compléter, on peut se rendre à l’Aquascope, pour y voir une sélection de spécimens, en particulier des insectes, et d’objets issus des collections du Muséum national d’Histoire naturelle. L'idée était bonne mais le petit chalet est au bout du parc et finalement très décevant parce que les vitrines sont totalement à contre-jour. et que les cartels en deviennent illisibles. pourtant j'ai apprécié qu'on y présente un bec de spatule, deux visons, une musaraigne, une chauve-souris et qu'on y retrouve la cistude dont il sera question plus loin. Dehors un immense hôtel à insectes devrait permettre de voir des osmies, des chrysopes, des coccinelles …

Juste à côté, et en bordure de la vaste aire de pique-nique, un parcours pieds nus a un certain intérêt pour les enfants, leur faisant découvrir ce que sont le sable de la savane africaine, l'humus de la forêt humide, les rochers volcaniques. Evidemment on se lave les pieds à la sortie. Enfin un livret-jeu pour observer, s’interroger et explorer les milieux humides de manière ludique en famille a été conçu pour les 6 ans et plus.

Dans la mesure où le visiteur ne sera pas exclusivement focalisé sur cet aspect son parcours s'adaptera aux horaires de nourrissage qui garantissent de voir les animaux, surtout s'il vient en famille. Notre circuit suivait une autre logique et nous avons commencé par la Serre Tropicale qui, étant toujours abritée, offre d'ailleurs une protection aussi bien contre la pluie que les rayons ardents du soleil estival. Mais il y fait une chaleur humide typique de cet écosystème et là aussi la végétation s'est développée ce qui fait qu'on aperçoit plus difficilement certains oiseaux, surtout ceux qui sont en liberté. Pourtant on peut y trouver 40% des espèces présentées dans le Parc.

Impossible évidemment de manquer le Lamantin des Antilles  (Trichechus manatus manatus) qui est le plus gros mammifère vivant en eau douce, de deux mètres de longueur, sur un vaste territoire, de l’Est des États-Unis au Nord Est du Brésil et que le vétérinaire, Alexis Lécu, directeur scientifique du Parc nous a présenté.

Strictement herbivore, il se nourrit d’algues et de plantes aquatiques et peut passer 6 à 8 heures par jour à s’alimenter, ingérant jusqu’à 50 kg de végétaux. Il est amusant à serrer un coeur de salade entre ses nageoires pour le porter à sa bouche que les soigneurs-plongeurs lui ont apporté par guirlandes. Il se régalera aussi de betteraves, de pommes de terre cuites, de céleri branche … sans perturber ses compagnons poissons qui eux sont carnivores.

Il a besoin d’eau douce pour s’hydrater. Ses vibrisses (poils sensoriels sur le museau et le corps) lui permettent de percevoir les vibrations et de s’orienter, y compris dans des eaux peu visibles ou troubles. L’espèce a fortement décliné sur une partie de son aire historique, particulièrement aux Petites Antilles, sous l’effet de pressions humaines (trafic maritime, pêche, dégradation de la qualité de l’eau, destruction des herbiers). Classée Vulnérable (UICN) et comptant moins de 3000 individus au monde, la sous-espèce est intégrée à un Programme de conservation ex-situ de l’EAZA (EEP), auquel participe le Parc zoologique de Paris, qui accueille 3 lamantins, afin d’améliorer les connaissances et les méthodes de suivi et de soutenir un projet de réintroduction en Guadeloupe.

L'apparition d'algues est favorisée dans le bassin par la luminosité et la chaleur de l'eau (24 °C). Même si ces algues font partie de l'environnement naturel des animaux, les soigneurs les aspirent régulièrement pour éviter qu'elles ne deviennent envahissantes. Au zoo comme dans la nature, les algues se développent aussi sur le dos des lamantins. Leur peau se renouvelle vite, ce qui les aide à s'en débarrasser. On peut aussi les voir entre deux repas se frotter contre les racines immergées pour "faire peau neuve".
Le Caïman nain de Cuvier (Paleosuchus palpebrosus) est le plus petit de tous les caïmans et on a du mal à considérer l'animal ci-dessus comme un adulte. Olivier Marquis, le curateur reptiles/amphibiens/ arthropodes du Parc nous explique qu'il est à l'aise sur l'arbre comme dans l'eau. C'est une espèce forestière de Guyane, qui vit dans des milieux ombragés, peu exposés au soleil, mais avec de l'eau.

Le Parc a contribué à des recherches de terrain en Guyane, portant principalement sur la contamination au mercure rejeté par l'activité (illégale) d'orpaillage, et l’impact en terme de chaîne alimentaire de la diminution de ce prédateur indispensable à l'écosystème.
Nous avons cherché la trace (sur la vitre) de la Rainette aux yeux noirs (Agalychnis moreletii), habituellement plaquée aux branches grâce à ses larges doigts munis de disques adhésifs. C'est une des deux espèces des milieux humides nouvellement présentée au Parc avec le killi européen (un poisson grec en danger critique) et qui font l’objet de programmes de conservation dédiés.

Cette une petite grenouille, originaire des forêts de moyenne altitude du Mexique et du Honduras, se reconnaît à sa pupille noire, en forme de croix sur un iris doré. Cet animal nocturne passe sa journée à dormir sur les feuilles des arbres en rétractant ses yeux dans sa tête faute de paupières. Elle ne descend dans la végétation qu'en saison des pluies pour pondre des œufs sur les feuilles qui surplombent l’eau. À l’éclosion, les têtards se laissent alors tomber dans l’eau pour finir leur développement.

Jusqu’en 2016, cette rainette était classée en danger critique d’extinction ; elle est aujourd’hui intégrée à un Programme de conservation ex-situ de l’EAZA (EEP), coordonné par Olivier, justifiant qu'elle soit en captivité. Menacée notamment par la chytridiomycose (maladie fongique fatale pour les amphibiens), la destruction des habitats et le changement climatique, l’EEP vise à coordonner les élevages en zoos européens pour maintenir une diversité génétique proche de celle des populations sauvages, tout en s’inscrivant dans une stratégie de conservation plus large.
Il ne fait pas l'objet d'un programme spécial mais il est toujours impressionnant et surprenant pour les enfants. Le Criquet phasme se confond avec son environnement avec son corps et ses pattes aux allures de brindilles. Et les roussettes paillées africaines (des chauves-souris) accrochées tête en bas font elles l'admiration des petits.
Il ne faut pas hésiter à lever la tête. On aperçoit ainsi deux aras en liberté. Nous avons été attentif à la parole du vétérinaire racontant l'origine d'un espace de vol dédié à des oiseaux insectivores ou frugivores qui ne peuvent pas être laissés en liberté dans la serre et dont certains spécimens sont uniques en Europe.

Originaires principalement de Guyane comme le Calliste passevert, le Stilpnia cayana, le Manakin tijé (qui peut être très agressif), le Chiroxiphia pareola, le Dacnis bleu ou cayana, le Savacou huppé, le Cochlearius cochlearius, le Sporophile curio ou le Sporophila angolensis, ils souffrent de leur beauté de plumage ou de chants qui suscite la convoitise et un marché noir lucratif pour des trafiquants organisés en réseaux clandestins. 

Interceptés en douane à Roissy, parfois presque étouffés dans de minuscules boites, ils ne peuvent pas réintégrer leur pays d'origine car on ne saurait où les relâcher. 20 à 25 individus, sont recueillis ici, pour se remettre du voyage dans une volière adaptée pour eux. Elle accueille aussi un Savacou huppé (Cochlearius cochlearius), dit bec-en-cuiller ou qui est une espèce de héron-pêcheur lui en voie d'être relâché.

Les surfaces vitrées constituant un danger pour les oiseaux qui ne les perçoivent pas quand elles sont transparentes ou qu'elles réfléchissent la végétation elles ont été marquées de silhouettes d'oiseaux pour réduire les risques de collision.

A la sortie de la serre, la brillance du plumage d'un Ara hyacinthe a ralenti la poursuite de notre route. C'est le plus grand des perroquets. C'est aussi l'un des plus recherchés par les braconniers. Bien que protégé, ce bel oiseau est fortement menacé par le commerce illégal.

Cet oiseau de l'ordre des Psittacidés vit dans les forêts galeries, et la canopée. Végétarien, il se nourrit de fruits et de graines, même des noix qu'il brise à l'aide de son puissant bec. L'ara utilise aussi cet instrument pour s'agripper aux branches, associé à ses doigts opposés qui forment une pince. Ce véritable acrobate peut vivre en captivité.

S'il venait à disparaître, son milieu de vie serait aussi affecté, car ce végétarien participe à la dispersion des graines et donc au maintien de l'écosystème.

Nous avons eu la chance de pouvoir entendre Marie-Christine Cormier-Salem, Directrice de recherche et spécialiste des mangroves. Elle a mené des recherche auprès des populations qui dépendant de cet écosystème pour leur subsistance, notamment des femmes qui récolte à marée basse dans les vasières des huitres accrochées sur les racines. Ce sont des lieux de réserve pour les oiseaux, les crabes et des coquillages. Et des puits de conservation de carbone bleu.

Un des facteurs gravissimes de leur dégradation provient de l'installation d'immenses fermes à crevettes (bourrées de pesticides et nourries à la farine de poisson) selon un mode d'exploitation absolument pas durable et que la chercheuse nous implore de prohiber. A nous de lire les étiquettes des produits qu'on achète !

Elle a souligné aussi, et cette parole est originale à nos oreilles, qu'il ne servait à rien de lancer des politiques de reboisement. Il est préférable de laisser la nature se restaurer spontanément.
Six escales sous forme de supports pédagogiques sont à découvrir lors du parcours pour approfondir les connaissances à propos de zones toutes protégée par la Convention de Ramsar. Celle que j'ai photographiée concerne le Parc national des oiseaux du Djoudj qui est une grande zone humide sahélienne du Sénégal (16 000 ha). En saison des pluies, savanes inondées et marigots deviennent une halte majeure pour les migrateurs (328 espèces d’oiseaux). Mais le site est sensible aux aménagements du fleuve qui perturbent le régime des eaux.

D'autres "escales" illustrent la diversité des milieux humides et la faune et la flore qui y sont associées : lagunes de Patagonie, étangs et tourbières d’Europe, mangroves, forêts inondées et marais d’Amazonie-Guyane, ainsi que côtes et récifs coralliens de Madagascar. 

Tout au long de la visite, des dispositifs de médiation jalonnent le parcours et présentent les particularités de ces milieux, les menaces qui pèsent sur eux, ainsi que les actions de recherche et de conservation portées par le Muséum national d’Histoire naturelle. 

Au pied du Grand Rocher, le Parc inaugure un bassin dédié à la reproduction des cistudes, dans le cadre du Programme de conservation ex-situ de l’EAZA (EEP) porté par l’EAZA. Aménagé avec une plage de ponte, des îlots flottants et des troncs émergents pour la thermorégulation (les cistudes pourront sortir de l'eau et s'y dorer au soleil), ce bassin accueillera au total une vingtaine de ces tortues d’eau douce en régression. Les œufs seront incubés au Parc zoologique de Paris, puis les jeunes seront élevés en partie au Parc et en partie à la Réserve zoologique de la Haute-Touche avant réintroduction en France ou un accueil dans d’autres établissements européens.
Au bout du bassin les carpes sont amusantes, disposées en rang d'oignons pour une raison inconnue !
La réintroduction en milieu naturel semble simple vue de loin mais elle est complexe. Les 3 individus lâchés aujourd'hui dans l'eau par les soigneurs resteront ici parce qu'ils sont nés en captivité. Par contre leurs petits pourront vivre plus tard en pleine nature. Ce sont désormais 18 reproducteurs qui s'ébattent dans le bassin.
Le rendez-vous suivant avait lieu dans la Volière Africaine et son plan d'eau traversé d'une passerelle (sur laquelle il est prudent de tenir la main des petits enfants). Elle accueille des espèces d'oiseaux surtout africaines, principalement du Niger, plus ou moins connues, comme les flamands roses qui se nourrissent de petit plancton. 

La profondeur du bassin est calculée pour que les spatules ne puissent par exemple pas dérober la nourriture des flamands. Une soigneuse nous rejoint. Elle lance en l'air des insectes (vivants) que des oiseaux se saisissent en plein vol. Nous sommes en pleine saison de reproduction et beaucoup nichent au sol ou dans les arbres.

Nous voici libres de poursuivre à notre rythme, individuellement, et je vais vous faire part de mes arrêts successifs en commençant par une petite entorse au parcours que nous avions fait collectivement pour assister au nourrissage des girafes.
On remarquera que de nombreux animaux vivent en leur compagnie : Grue demoiselle, Grue couronnée, Grand koudou, Autruche à cou rouge, Grue couronnée noire ou grise, Gazelle de Mhorr ou Marabout d'Afrique …
On apprend (si on marche jusqu'au bâtiment qui leur est dédié) qu'elles ne dorment couchées au sol que 20 minutes par nuit, préférant se reposer debout pour fuir plus vite en cas de danger. Voici l'espace des Babouins de Guinée, puis un Singe laineux, accroché par sa queue. 
Les pécaris sont drôles. La taille des pattes du lynx me sidère avant même que je lise sur la pancarte que leur longueur est adaptée à la marche sur la neige (comme des raquettes). L'espace consacré aux loups est immense mais ceux-ci ne se montrent pas. Les vautours sont perchés, ou sur le sol, tranquilles. Une couleuvre vipérine s'est laissée tomber de sa branche dans le vivarium européen, creusé sous le grand rocher emblématique du Parc.
Un hippopotame semble vouloir rentrer dans une cabane au coeur de la Savane africaine. Un zèbre broute quasiment à portée de main. Un calao noir à la tête rouge est posé sur une barrière.
Le lion est masqué par un rocher mais on l'entend régulièrement rugir sourdement. Un puma dort à l'abri, derrière une des trois vitres de son enclos.
Par contre les manchots de Humbolt sont agités. Logique, ils viennent d'être nourris. En face ce sont les nandous, autruches et vigognes. On apprend au passage que le pin du Chili (le désespoir des singes) est très ancien.
Au fil de la visite, nous aurons voyagé d’un continent à l’autre. Je recommande de rester présent sur l’horaire 18-19 h 30 parce qu’il n'y a presque plus de visiteurs et que les animaux bougent plus à ce moment là.

Enfin soyez conciliants, les photos sont parfois difficiles à prendre quand il y a des vitres qui réfléchissent les spectateurs.

En juillet et août, le Parc zoologique déploiera une programmation estivale renforcée consacrée aux milieux humides. Tout au long de l’été, des interventions de chercheurs membres du comité scientifique, ainsi que des animations dédiées (détails à venir), viendront ponctuer la saison et proposer un éclairage inédit sur cette thématique. A suivre donc sur le site du parc.

Je signale aussi Les dimanches au zoo Bébé, une activité à partager avec un tout petit (de 1 à 3 ans), lors d'une séance conçue et animée par un médiateur du Musée de Poche, spécialisé dans la médiation très jeune public. Cette action est reconduite en raison de son succès l'an dernier.

Voyage en milieux humides
Au Parc Zoologique de Paris
Angle Avenue Daumesnil et Route de ceinture du Lac Daumesnil, 75012 Paris
Du 18 avril au 1er novembre 2026
Du 30 mars au 12 octobre inclus : ouverture du lundi au vendredi de 9h30 à 18h, et jusqu’à 19h30 les week-ends, jours/fériés pont et vacances scolaires.
Horaires basse saison du 2 février au 29 mars inclus : ouverture tous les jours de 10h à 17h
Gratuit pour les enfants de moins de 3 ans (billet nécessaire)
Réservation en ligne sur billetterie.mnhn.fr (ouverture des ventes 1 mois avant le début de l’évènement).
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Le terme "milieux humides" ne recouvre pas les mers et les océans mais :
• les zones marines (berges rocheuses, récifs coralliens de faible profondeur) ;
• les zones estuariennes (les deltas, les marécages où l’on peut trouver de la mangrove, des marais...) ;
• les zones lacustres (proches de lacs) ;
• les zones riveraines (celles qui peuvent border rivières, rus, cours d’eau) ;
• les zones palustres (marais, tourbières, marécages...) ;
• les zones humides artificielles (zones de stockage d’eau, gravières, canaux, étangs agricoles...).

Le Muséum national d’Histoire naturelle est un acteur majeur de la recherche sur les zones humides. Il met en place des actions concrètes pour contribuer à leur préservation aussi bien dans ses parcs zoologiques que dans son Marinarium.

Grâce à ses activités de recherche, d’expertise et d’éducation, et à ses élevages conservatoires, il constitue un allié précieux pour les acteurs locaux et institutionnels qui déploient des programmes de sauvegarde des milieux humides, en France comme dans d’autres régions du monde. 

Parmi ses actions :
• Élevage conservatoire (ex situ) : en 2026, le Parc zoologique de Paris rejoint l’EEP des killis européens (Valencia robertae), poisson grec en danger critique. Il renforce aussi son action sur la cistude d’Europe (Emys orbicularis) avec un effectif augmenté, de nouveaux aménagements afin de maîtriser la reproduction pour soutenir de futurs relâchers en milieux restaurés.
• Coordination du Programme de conservation ex-situ de l’EAZA (EEP) de la rainette aux yeux noirs (Agalychnis moreletii) : par le responsable reptiles/amphibiens/ arthropodes du Parc zoologique de Paris, Olivier Marquis, afin d’organiser l’élevage entre zoos et de contribuer à la recherche et aux actions de terrain.
• Travaux de recherche in situ autour des espèces liées aux milieux humides (en cours ou passés) : la salamandre tachetée (impact de la chytridiomycose en France), le caïman gris (écologie/ toxicologie et contamination au mercure en Guyane) et les mantelles à Madagascar (habitat, reproduction, acoustique pour relier captivité et populations sauvages).
• Travaux de recherche ex situ : notamment sur une maladie fongique qui affecte des serpents (dont anacondas), qui peut avoir des applications quant au dépistage sur des individus sauvages.
• Une expertise et un conseil aux institutions : participation régulière depuis 2014 à la réflexion sur la réintroduction du lamantin des Antilles en Guadeloupe, dont le projet complexe nécessite un suivi au long cours.
• Soutien à des actions de terrain : appui à des associations agissant sur des zones humides, notamment Helpsimus (gardiennage des rizières pillées par les hapalémurs) et Impact (restauration de mangroves à Madagascar).

Enfin les zoos parisiens du Muséum vont accueillir du 29 septembre au 3 octobre 2026 la conférence annuelle de l’EAZA (Association Européenne des Zoos et Aquariums) consacrée à cette thématique des milieux humides.

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