J’ai eu l’occasion de découvrir cet été en avant-première des objets qui m’ont semblé avoir le potentiel pour être des cadeaux de fin d’année idéaux. Et pourtant il était drôle tout de même d’avoir cette pensée en pleine canicule alors que la perspective de Noël était carrément surréaliste. Voilà pourquoi j’ai attendu pour en parler. Mais, croyez-moi, si j’ai eu un coup de coeur, c'est qu'il était fort.Publications prochaines :
samedi 5 novembre 2022
Que vais-je offrir à Noël ?
J’ai eu l’occasion de découvrir cet été en avant-première des objets qui m’ont semblé avoir le potentiel pour être des cadeaux de fin d’année idéaux. Et pourtant il était drôle tout de même d’avoir cette pensée en pleine canicule alors que la perspective de Noël était carrément surréaliste. Voilà pourquoi j’ai attendu pour en parler. Mais, croyez-moi, si j’ai eu un coup de coeur, c'est qu'il était fort.jeudi 3 novembre 2022
Le Soldat désaccordé de Gilles Marchand
Je l’ai déjà avoué, je ne me précipite pas sur un livre (un film, une pièce de théâtre ou une exposition) qui a pour sujet un des grands conflits internationaux. J’ai la guerre en horreur et je n’ai pas du tout envie qu’on me force à me replonger dans ce qui fut (aussi) des souvenirs familiaux.Paris, années 20, un ancien combattant est chargé de retrouver un soldat disparu en 1917. Arpentant les champs de bataille, interrogeant témoins et soldats, il va découvrir, au milieu de mille histoires plus incroyables les unes que les autres, la folle histoire d’amour que le jeune homme a vécue au milieu de l’Enfer. Alors que l’enquête progresse, la France se rapproche d’une nouvelle guerre et notre héros se jette à corps perdu dans cette mission désespérée, devenue sa seule source d’espoir dans un monde qui s’effondre.
mercredi 2 novembre 2022
Premières urgences, un documentaire d’Eric Guéret
Les questions autour de la santé, et singulièrement des hôpitaux, défraient la chronique très régulièrement.Au cinéma le 16 novembre 2022
vendredi 28 octobre 2022
L'homme qui danse de Victor Jestin
J'avais eu un coup de coeur en 2019 pour le premier roman de Victor Jestin, La chaleur. J'étais donc prédisposée à aimer le second, L'homme qui danse.La Plage est le nom de la boîte de nuit d’une petite ville en bord de Loire. C’est là qu’Arthur, dès l’adolescence et pendant plus de vingt ans, se rend avec frénésie. Dans ce lieu hors du temps, loin des relations sociales ordinaires, il parvient curieusement à se sentir proche des autres, quand partout ailleurs sa vie n’est que malaise et balbutiements. Sur la piste de danse, il grandit au gré des rencontres – amours fugaces, amitiés violentes, modèles masculins écrasants. Au fil des ans, il se cherche une place dans la foule, une façon d’exister. Jusqu’où le mènera cette plongée dans la nuit ?
jeudi 27 octobre 2022
Et si on cherche un Rouge pour accompagner un curry …
Il y a peu de temps je proposais un Blanc pour accompagner un curry. Je me suis aussi posé la question version Rouge… alors j’ai choisi une AOC Haut-Médoc au nom original, Fabre on the Rocks, qui est un Bordeaux pour le moins différent puisqu’il est 100% Malbec alors que les vignerons voisins vendangent du Cabernet Sauvignon et du Merlot, qui sont les deux cépages les plus représentatifs de la région, comme je l’ai d’ailleurs indiqué récemment, dans un billet consacré à l’AOP Pessac-Léognan.mercredi 26 octobre 2022
La mère à côté de Thael Boost
Je connais (un peu) Thael Boost dont je suis « amie » sur les réseaux sociaux. Nos points de vue s’accordent souvent. C’est donc avec un intérêt particulier que j’ai lu son premier roman tout en redoutant d’en parler ensuite (parce que c’est toujours plus difficile de chroniquer une œuvre de quelqu’un qui ne nous est pas totalement étranger).mardi 25 octobre 2022
Dégustation Château de France Pessac-Leognan
lundi 24 octobre 2022
Fantôme sur mesure de Moka
J'avais été invitée à une Flânerie littéraire qui m’avait placée en immersion dans la chambre de Moka, la soeur de Marie-Aude Murail, autrice elle aussi, et née comme elle au Havre.Aurore croit que le croquemitaine habite chez elle. Tina croit en beaucoup de choses mais ne jure que par son Harley Davidson. Rémi ne croit en rien sauf en la Gendarmerie Nationale. Matthieu croit que moins on en fait, mieux on se porte. Jonas croit en la valeur nutritionnelle des chips. Le fantôme, quant à lui, (si tant est que nous lecteurs y croyons) croit que tous ces gens-là sauront lui venir en aide. Souhaitez-lui bonne chance !
dimanche 23 octobre 2022
Le Pineau des Charentes, encore un succès que l'on doit à une erreur
Savez-vous que la naissance du Pineau des Charentes date de 1589, et qu’elle est la conséquence d’un événement fortuit ?- 12 mois minimum pour le pineau blanc ;
- 8 mois pour le pineau rosé ou rouge ;
- 5 ans minimum pour le pineau vieux ;
- 12 ans au moins pour le pineau extra vieux.
vendredi 21 octobre 2022
Rendez-vous de Martina Chyba
Peu de choses me prédestinaient à lire Rendez-vous de Martina Chyba : une auteure inconnue (de moi, mais qui n’en est pas à son premier roman), un titre un peu fade, un fond de couverture ni beige ni jaune, avec une illustration franchement agaçante quand on connait Kiss V, l’œuvre originale peinte par Roy Liechtenstein en 1964, et d’autant plus agaçante qu’un des sujets du livre est de proposer une thérapie par les œuvres d’art.J’ai rendez-vous. Avec un homme. Au bas des marches du Sacré-Cœur, à Paris. Je ne le connais pas, c’est un site de rencontres qui nous a mis en contact par erreur. Il va peut-être me découper en rondelles et on ne découvrira jamais mon corps. Ou passer la nuit avec moi et disparaître. Ce n’est pas gagné. Mais ce n’est pas perdu non plus. Il faut essayer.
Ça pourrait être un paysage, ou même seulement un arbre ou une plante. J’ai été fascinée hier par les couleurs d’une haie de vigne vierge automnale. Des milliers de visiteurs -et beaucoup se déplacent spécialement du Japon- viennent se recueillir sous le cèdre bleu pleureur de l’arboretum de Chatenay-Malabry (92) et on sait la vénération que reçoivent les arbres estampillés remarquables.mercredi 19 octobre 2022
Une journée dans un musée de l'Oise Episode 3 : Musée Camille-Pissarro de Pontoise
Après le Musée de L'Isle-Adam et celui d'Auvers-sur Oise, allons à Pontoise pour la dernière étape de l'exposition "Impressions au fil de l’Oise" qui se déroule dans trois villes différentes, au Musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq de l'Isle-Adam, au Musée Daubigny d'Auvers-sur-oise et au Musée Camille-Pissarro de Pontoise, du 15 octobre 2022 au 5 février 2023.Si le nom de Pontoise est connu dans le monde entier, c’est à Camille Pissarro que la ville le doit. À l’instar de Charles François Daubigny à Auvers-sur-Oise, Camille Pissarro aime s’entourer d’amis pour travailler. Il en fera même l’essence de son évolution, poursuivant toute sa vie des collaborations avec ses amis puis avec ses cinq fils.
Inauguré le 22 novembre 1980 à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de l’artiste, le musée Camille-Pissarro fut conçu pour rendre hommage à la présence du maître de l’impressionnisme à Pontoise pendant les années décisives du mouvement (1866-1884). Il est installé dans une maison bourgeoise située sur le promontoire du château médiéval aujourd’hui détruit.
Aujourd’hui, le musée possède plusieurs centaines de peintures, pastels, aquarelles et plusieurs milliers d’estampes de Camille Pissarro et de ses fils (Lucien Pissarro, Georges Manzana-Pissarro, Ludovic Rodo, Félix dit Jean Roch et Paulémile), ou encore d’artistes ayant travaillé dans la région dans la seconde moitié du XIXe siècle. Cette collection est par ailleurs complétée par des peintures d’artistes paysagistes qui ont travaillé dans la vallée de l’Oise, tels que Charles François Daubigny, Luis Jimenez, Norbert Goeneutte ou encore Octave Linet.
Camille Pissarro (1830-1903) séjourna dès 1866 à Pontoise et s’y installa de 1872 à 1883. Durant ces années décisives de l’impressionnisme, il y réalisa plus de trois cent cinquante toiles et un grand nombre de dessins et de gravures. L’Oise, les champs et les jardins maraîchers des alentours, les marchés animés de cette petite capitale provinciale vont lui offrir la diversité nécessaire à ses aspirations picturales.
Dès 1872, imaginant un futur groupe d’artistes indépendants, il invite ses amis rencontrés au début des années 1860, Edouard Béliard (1832-1912), Paul Cézanne (1839-1906), Armand Guillaumin (1841-1927), puis entre 1874 et 1878 Ludovic Piette (1826-1878), peintres qui partagent sa philosophie anarchiste et au tournant des années 1870-1880, Paul Gauguin (1848-1903). Ensemble, ils privilégient les motifs modestes du quotidien se distinguant ainsi des thématiques plus bourgeoises des autres impressionnistes. Dans cette vallée, pendant une dizaine d’années Pissarro et Cézanne confronteront côte à côte leurs recherches les plus radicales. Puis, entre 1879 et 1883, ce sera au tour de Gauguin de venir trouver en Pissarro un maître et initiateur.
Ayant fait ses premières armes loin de Paris, il est né et a commencé à peindre en autodidacte aux Antilles danoises et au Venezuela, et d’une philosophie profondément anarchiste, Pissarro imagine à Pontoise la création d’une association de peintres indépendants destinée à l’organisation d’expositions en marge des salons officiels. Entre 1874 et 1886, il sera ainsi à l’origine des huit expositions du groupe des impressionnistes.
Édouard Béliard s’installe sur l’autre rive à Saint-Ouen-l’Aumône où il demeure jusqu’en 1875. C’est à ce peintre franc-maçon aux idées anarchistes que Pissarro doit sa rencontre avec Maria Deraismes, célèbre journaliste créatrice de la première loge féminine, dont il représente dans une œuvre célèbre, le jardin de sa propriété des Mathurins dans le quartier de l’Hermitage. Avec Paul Cézanne, Pissarro va travailler lors de longs séjours de ce dernier entre 1872 et 1881, à des recherches picturales qui auront des conséquences déterminantes sur l’évolution de l’art français. Quant à Gauguin, il se réclame son élève durant les premières années de sa conversion à la peinture, ce dernier adoptant toutes les caractéristiques de son esthétique avant de s’en éloigner lorsque Pissarro imposera en 1886 les néo-impressionnistes, Georges Seurat (1859-1891) et Paul Signac (1863-1935) au sein des expositions du groupe.
L’exposition présentée au musée Camille-Pissarro en 2022 s’appuie principalement sur les collections du musée constituées depuis quarante ans. Elle présente aux côtés des peintures, dessins et estampes des Pissarro père et fils, la richesse du paysage indépendant dans la vallée de l’Oise, qu’il soit impressionniste ou postimpressionniste.
Singulièrement, Pontoise a également vu deux autres Pontoisiens prendre par à ces révolutions picturales, Louis Hayet (1864-1940) avec le néo-impressionnisme, et Gustave Loiseau (1865-1935) avec le postimpressionnisme.
mardi 18 octobre 2022
Le Fitou Anthocyane 2019, parfait avec des champignons
J'ai précédemment proposé un accord mets-vins autour d'oeufs cocotte et de curry de volaille.Voici maintenant l'exercice inverse en cherchant à associer un plat à un vin, en l’occurrence un AOP Fitou. Cette appellation produisant des vins rouges uniquement (à l’inverse par exemple du Pouilly Fumé qui n’existe qu’en blancs) ne manque pas de singularités. Le terroir est qualifié de magique par les exploitants et la garrigue omniprésente dans les paysages apporte des notes chaleureuses.
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