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Comme promis les 70 articles des spectacles vus aux festivals d'Avignon In, Off et If ont été publiés (mois de juillet). Ont suivies les critiques de la rentrée littéraire (mois d'août). Le rythme de publication a repris un rythme normal à partir de septembre avec l'alternance culturelle/culinaire habituelle.

dimanche 11 juillet 2021

Je chante un secret de Nawel Ben Kraïem au Verbe fou pour le Festival d’Avignon Off 2021

Je croise Marcel Bozonnet en début d’après-midi devant le Verbe fou et je le remercie pour cette performance mémorable du 6 juillet.

Il me confirme que les comédiens tenaient absolument à jouer La Cerisaie ce soir là mais que la décision fut difficile à prendre parce qu’on craignait d’endommager les costumes et les instruments de musique (voilà pourquoi ils ont été cachés) et de subir un court-circuit (voilà pourquoi les lustres n’ont pas été allumés) sans parler des risques de chute sur le parquet trempé. Mais ils ont joué et ne regrettent rien.

Il aurait été impensable pour lui de ne pas honorer à 14 h 15 le récital de Nawel Ben KraïemJe chante un secret, dont il a fait la connaissance il y a quinze ans au cours d’un stage et dont il a la discrétion de ne pas me dire qu’il a mis en scène son récital. Nous partageons aussi notre enthousiasme pour le spectacle de Nathalie Béasse. Il me conseille d’aller en voir un autre, de sept heures, créé par l’avignonnais, Baptiste Amann, qui est un ancien élève de Jean-Pierre Vincent. Mais je n’ai plus la place pour cette trilogie intitulée Territoires car la dernière aura (déjà) lieu demain.

L’émotion de la jeune femme, toulouso-tunisienne comme elle aime à se présenter en souriant, est palpable pour cette toute première, ici en Avignon où elle ne s’était encore jamais produite.

Je m’en remets au vent qui s’en remet à moi, prévient-elle. Elle chante bien sûr, mais elle parle aussi et récite de très beaux textes aux accents rimbaldiens. Elle jongle avec les mots avec adresse sans en laisser tomber aucun. Elle ne manque pas de glisser un hommage à Idir, le passeur de rêves qui l’inspire encore et toujours. On accède à sa poésie téléphones éteints et esprits allumés. Nawel est une fenêtre surplombant le monde intérieur. A découvrir sans tarder dans ce théâtre littéraire du Verbe fou, au 95 rue des Infirmières jusqu’au 18 juillet.

Article extrait d’une publication intitulée « Avignon le 11 juillet aux Gémeaux, au Verbe fou, à Théâtre Actuel, et au Girasole ».

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